
Médecin de l'âme et de mondes parfois barbares, j'aime animer l'Atelier de l'Art-de-Changer, un espace singulier pour accompagner les dirigeants et les coachs. En individuel, en groupe, à l'envi et toujours sur des sentiers buissonniers : désir, argent, pouvoir… Et vice versa : tendresse, abondance, vulnérabilité…
Et je suis chargé d'enseignement à l'université de Paris II pour le Master 2 Coaching et développement personnel en entreprise.
***
Agenda : Prochaine journée monstre : Le coach et l'argent, vendredi 11 mai, supervision thématique et en duo avec Eva Matesanz.
Tragico-romantique, le coach entre les abysses et les étoiles : jeudi 24 mai. Un atelier inédit avec Claire Melchiori.
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04
FéV 12
Catégorie : Dans l'intimité du coaching
Vous voudriez que je découvre et que je nomme ce qui n'est pas banal en vous, ce que je perçois d'unique et singulier en vous. Ce serait peut-être alors une ressource précieuse sur la scène professionnelle, là-bas où ils semblent tous pareils, dans les conflits ou la torpeur.
Et ici vous attendez, vous restez en retrait, blottie tout au fond du fauteuil en cuir.
Ici comme là-bas peut-être ?
Et moi je vois bien et je vous dis que je me démène pour susciter le début d'un élan, pour vous découvrir autrement, là, dans l'entre-nous. Mais rien n'y fait, vous attendez que je vous devine.
Et puis, démuni, quand je questionne un peu votre histoire d'autrefois - je sais bien que vous n'aimez pas ça - vous ne voulez pas, vous ne vous souvenez pas.
Alors là, soudain et tout à trac, je m'entends vous dire : « Il n'y a peut-être au fond que le banal ?! »
D'un coup, votre visage se crispe. Et maintenant vous boudez. Plus fermée encore que l'instant d'avant. Et pourtant quelque chose semble changer. Une vibration intime, un élan tendre. De moi vers vous. Non parce que je vous ai vexée mais parce que j'aime percevoir un peu de l'enfance en vous. Le regard d'une enfant qui peut-être a besoin d'être regardée, découverte, ni pour le singulier ni pour le banal, mais simplement regardée.
Et quand je vous dis ça, vos yeux aussi se brouillent.
***
Photo : Une création éphèmère de Nils-Udo.
1. Par Tanakia le 05/02/2012
2. Par eva le 05/02/2012"avez-vous déjà été regardée ? regardée pour qui vous êtes et non pour ce que vous faites."
Et pour elle, trouver l'homme en elle et ressentir, ou voir la manière unique et singulière dont il la regarde. Alors elle n'éprouvera plus cette envie d'être devinée, d'être révélée à elle même. Elle pourra dialoguer à satiété avec cet homme intérieur qui sait aussi, lui, sa valeur, et comment la mettre en valeur. Seulement voilà, ce chemin là, il est brouillé. Peut être que dans ce blottissement là, dans ce cuir là, se trouve un des cailloux qui la mènera jusqu'à lui. Je lui souhaite.
3. Par Françoise le 06/02/2012
André, Toi qui aimes écrire et parler de trouble dans le regard, et moi au travers de mes larmes mieux que jamais te voir, sais-tu pourquoi, ici "la brouille", comme une dispute, signal codé, mélange épars, aurait surgi là ? Question qui n'attend pas de réponse, comme à chaque fois. En toi et pour toi.
4. Par André le 06/02/2012
Simplement regardée.... Ce regard est il si simple ?
5. Par Frédéric le 12/02/2012En écho aussi à ce regard-là, dans le livre du moment :
“Louisette m'était tout à la fois : nounou, marmite, édredon, bénitier. […] Louisette m'aimait comme tous les enfants auraient besoin d'être aimés : d'un amour exagéré, fou – un de ces amours qui mettent au monde pour de bon – la naissance biologique ne constituant qu'une première invite provisoire et timide qui n'engage personne. Peu importe d'ailleurs que ce t amour-là nous vienne ou non de nos parents : un regard, un seul regard, quel qu'il soit, doit avoir fêté notre venue sur terre – nous en avoir reflété le miracle. Si ce regard a manqué, la voie est libre pour la cohorte des démons".
Une Passion. Entre ciel et chair. Christiane Singer. Albin Michel. page 29
Accepter le vide intellectuel d'un banal sociétal nous permet d'attirer à nous la magie de l'élan de la vie.
Le shaman en toi l'a vu ... il ne restait que le courage de nommer dans l'intervalle d'un temps suspendu à la limite des étoiles et des mystères.
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