Le bourreau de l'amour, Et Nietzsche a pleuré, Mensonges sur le divan... Chaque roman d'Irvin D. YALOM me bouleverse, me questionne et me ressource dans ma pratique.
Ce thérapeute et romancier nous bouleverse car il se dévoile sans détours, il nomme ses failles, ses peurs et ses désirs, il nous raconte comment il chemine avec chaque client au cœur des pressions existentielles : la liberté, la solitude, la peur de la mort, la quête de sens...
Yalom est venu en France cet automne. Le magazine Psychologies lui a consacré un bel article dans son numéro de décembre. L'événement réunissait ses lecteurs, des philosophes, des psychanalyses et aussi des thérapeutes gestaltistes car la gestalt prend ses sources dans la philosophie existentielle.
Yalom anime chaque conférence comme il écrit ses romans, comme un conteur. Plonger au cœur de séances réelles est sa manière de montrer que "le cœur" de la thérapie c'est la relation entre le client et son thérapeute.
Yalom est une source d'inspiration vivifiante pour les coachs qui aiment aussi aller par-delà les outils, co-créer avec chaque client...
La conférence a été enregistrée. En voici un extrait que je mets en forme ici. C'est une séance en écho à « Comment les questions existentielles arrivent-elles au cours d'une thérapie ? Et comment vous travaillez avec ces questions pour faire progresser le patient ? ».
Yalom chemine ici avec un autre thérapeute, mais il ne parle ni de cadre de référence, ni d'outils ! Il partage simplement à parité avec son confrère sur le besoin de fusion, son désir pour une cliente, l'angoisse de la mort, le "job d'un parent" face à cette angoisse...
Il apporte aussi des éclairages sur son travail dans l'ici et maintenant, sur l'expérimentation et comment, pour devenir thérapeute (ou coach !), "il faut vraiment que nous allions écouter ces chiens sauvages qui hurlent dans notre cave".
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