06
MAI 14

La mécanique de l'âme

- La semaine dernière, pendant les vacances, je rêvais beaucoup mais au matin je me laissais oublier tous mes rêves, je lui dis.
Et elle, là derrière moi, elle me dit rien. Je continue alors :
- Mais là, je me souviens bien de mon rêve de la nuit d'avant. C'est bizarre, c'est comme si j'avais préparé cette séance de rentrée ?

- Peut-être que je réponds à une injonction de vous, au fond ! Vous apporter mes rêves ?

- Un peu comme l'enfant dressé, forcé, jadis !?
- Si jamais j'avais une intention pour vous, alors vous feriez tout pour vous y soustraire ! elle me lance.
J'éclate de rire.
- Vous connaissez bien l'animal, je lui dis entre deux rires.
Et c'est fou ce fou-rire soudain ; c'est comme si ça me libérait de découvrir qu'elle n'attend rien de moi au fond. Et en même temps, je sais bien que ce n'est pas vraiment de moi dont elle parle là, c'est de la mécanique de l'inconscient.

*

01
MAI 14

Voyage sur le dos d'un saumon

« Voyager ensemble et un instant à dos de saumon ! Parce que le saumon est le seul animal, je crois, qui aime remonter aux sources, aux origines, jusqu'au lieu de sa naissance.
Et peut-être au fond à la recherche de la "scène primitive", "dans la chambre des parents", comme disent nos aînés les psys. Pour chercher à savoir d'où viennent les bébés ? Ou comment on fait l'amour ?
Moi, j'ai envie de revenir aux origines parce que cette soirée est placée sous le signe de l'innovation en coaching ; et l'une des sources de l'innovation, pour moi, c'est le retour aux sources ; et la psychanalyse une source vive pour notre métier au fond. »

C'est ainsi que j'ai aimé commencer une conférence en peuple coach mardi soir autour du "Livre d'or du coaching". Cet ouvrage collectif sous la direction de Frank Bournois et Thierry Chavel. Et voici en partage ici la suite de mon babillage.
 

24
AVR 14

Affect model

Recevoir chez soi ou dans un atelier, se faire payer sur devis ou à coup de marteau, être accro au "combat thérapeutique" ou aimer se faire raconter des histoires "dominantes ou préférées" le "business model" du coach vient de bien loin souvent.
Et il est truffé d'affects singuliers. Alors parfois ça fait des nœuds au fond

*

17
AVR 14

Ces liens qui nous attachent ou nous libèrent

En mode mammifère ou digital, en face à face ou à travers les ondes, au bureau ou entre les draps, bien attaché ou sans filet, homme ou femme, par-dessus ou dessous le "plafond de verre"… c'est tellement bon et pourtant si complexe aussi d'être en relation, au fond !
Grands blessés du lien, dès l'origine ou plus tard, en conscience ou à leur insu, les coachs aiment faire 
leur métier de cet art premier, l'art de la relation.

Et ceux aussi qui dirigent ou animent des équipes ou des projets, se débattent et se perdent souvent et tout autant au beau milieu des jeux psychologiques et de transfert, d'hier et d'aujourd'hui ; les leurs et puis ceux des autres, familiers ou étranges en apparence.

Eva et moi, on aime beaucoup plonger à bras le corps et à mains nues dans ces jeux-là et leurs méandres ; alors à tous ceux qui veulent démêler, un instant ou plus, la pelote de tous ces liens qui libèrent ou attachent, qui chatouillent ou endorment, on aime proposer un atelier singulier : 
Comment développer son intelligence relationnelle ?

Rendez-vous le 21 mai, si vous aimez ; ce sera sous le dernier quartier de la lune et sous l'égide de la NL PNL avec Andrée Zerah.

 

15
AVR 14

L'Atelier des rêves

- C'était sur le chemin du lycée, près du vieux château laissé à l'abandon. Autrefois, dans ce château-là, ils imprimaient le journal Combat.
J'avais laissé ma mobylette sur le bord du chemin, plus bas. Et toi aussi tu étais là, dans mon rêve cette nuit.

- Non, ce n'était pas moi, c'était mon avatar ! elle me dit. Parce qu'elle connaît aussi l'algèbre des rêves : un pied dans le passé et un autre dans le présent ; une femme qui peut en cacher une autre ; ou bien un homme aussi ; une part de soi toujours

Et j'ai aimé continuer de lui raconter mon rêve de la nuit d'avant, parce que c'est ainsi, en présence, que les rêves nous livrent un peu de leur sens.

Et vous aussi, si vous aimez rêver ou si vous ne rêvez plus, ni la nuit ni le jour Ou bien si vous oubliez vos rêves, créations impensables ou énigmes étranges alors venez à l'Atelier des rêves. Ce sera le 19 mai dans l'atelier de campagne. 
Une journée inédite animée en duo avec Eva pour retrouver le saveur des rêves et la clé des songes. A l'envi.

 

08
AVR 14

Un grain de sel dans un rêve

L'énigme du masochisme. C'est un petit livre à la couverture bleue qu'elle a posé là, sur le meuble, tout à côté du divan.
Je l'aperçois en entrant juste à l'instant où je me demande par quoi commencer la séance ce soir : mon voyage en mélancolie du jour d'hier ? Ou la supervision à Paris 2, demain soir ?
Et je me demande si elle a posé ce livre là pour me provoquer. J'ai aperçu le nom de l'auteur : Jacques André. Et je me souviens que j'avais lu un tout autre livre de lui : L'imprévu en séance.
Je m'allonge sur le divan. Et je commence avec tout ça : le titre du livre bleu et mon dilemme de l'instant : la souffrance d'hier ou de demain soir ?!
- Je n'ai vraiment plus envie de me mettre sur le grill à présent, je lui dis. Ni là-bas avec les étudiants ni ailleurs. Mais je n'ai rien préparé pour demain. Je ne sais pas comment faire, j'ajoute.
Silence.
Je marche dans la forêt et là, devant moi, le sentier est soudain coupé.
C'est mon rêve de la nuit d'avant qui me revient soudain ! Comme une autre énigme. Je l'ai écrit au matin pour ne pas le perdre. Alors je lui raconte la suite.

30
MAR 14

S'abandonner à vivre

Ce livre-là je ne l'ai pas choisi pour son titre ; parce que le verbe abandonner se conjugue à toutes les peurs au fond. Je t'abandonne, tu m'abandonnes
Ce qui m'a accroché c'est plutôt la chute de la quatrième de couverture : "Et ils auraient mieux fait de rester au lit." 
C'est comme chaque nouvelle, légère ou noire, de ce livre de Sylvain TESSON, écrivain-voyageur : ça finit toujours dans les délices de l'inattendu ou 
de l'absurde ; à l'H.P ou sur un trottoir ; sous le plafond du ciel ou dans un crash ; dans un train, avec une infirmière de campagne ou au bord de la mer, avec les fées

Et j'ai aimé m'abandonner à lire ; du début jusqu'à la chute. 

 

14
MAR 14

Transfert négatif

- Là, juste avant d'entrer, j'ai préparé l'argent de la séance et j'ai pris soin de glisser mes lunettes dans ma poche-revolver, je lui dis, une fois allongé sur son divan. Et c'est bizarre que je m'arrête sur ce mot-là : poche-revolver !
- Un revolver pour tirer sur qui ? elle me lance sans attendre la suite.
- Nais non ! je lui réponds illico. Je crois qu'aujourd'hui je n'ai plus envie de tirer sur les autres. Ni au pistolet à eau ni à fléchettes. J'ai plutôt l'impression que ce sont les autres qui aiment me tirer dessus maintenant. Et surtout demain soir : j'ai une séance à la fac et je sens bien que plusieurs étudiants commencent à m'éviter ou me détester. Pulsions et inconscient, transfert et contre-transfert, associations libres et défenses, c'est déstabilisant d'aller dans ces coulisses-là de la relation. L'une a un peu peur de moi et est venue me dire ça à la pause. Un autre est sorti du cours en douce la dernière fois.
- ...
Elle ne dit rien là, derrière moi, et j'ai peur qu'à sa manière, elle me tombe dessus aussi : parce que c'est de l'analyse dont je ne cesse de m'inspirer en coaching. Mais je continue :
- Alors demain j'ai envie de travailler avec eux sur tous ces élans : retrait, fuite ou attaque. Et tous ces mouvements de transfert négatif qu'ils déplacent sur moi, qui viennent de loin et qui sont tellement présents aussi en coaching, par-delà les outils. Et moi, bien sûr, j'aime susciter ça, amplifier tout ça. Mais demain j'ai peur. Ils sont trente et ça dure trois heures. Et j'ai très mal au ventre depuis plusieurs jours. C'est comme une mise en danger. Mais je ne sais pas comment sortir de ça au fond. Comment éviter ce besoin irrépressible de me mettre sur le grill ?
- La question est plutôt pourquoi vous aimez ça : vous mettre en danger et vous faire mal ?
- … !?

02
MAR 14

Mars & Vénus au bureau

- Y-a-t-il des façons vraiment si différentes de diriger entre hommes et femmes ?
- Oui, je crois. Ainsi, au matin entre les draps, l'homme dit : "Je peux être contre toi !" Et la femme demande : "Je peux venir avec toi ?"

C'était ma réponse vagabonde à la question de Lucie Benhamou, journaliste et réalisatrice pour Elephant Store et pour un reportage sur l'égalité hommes-femmes en entreprise et le leadership au féminin : 
"La parité : au nom de la performance !"
Repéré ici comme "un expert des femmes", j'ai aimé répondre avec le matériau de mes relations familières ou singulières, de mes fantasmes et analyses sur le divan, de mes recherches fondamentales et appliquées, avec Eva et celles et ceux que nous accompagnons en duo, en groupe et en fédérations de coachs.
L'émission a été diffusée jeudi dernier sur BFM TV - Les Sagas de BFM Business - et le sera sur d'autres ondes aussi.
Voyage au pays du Soleil Levant et puis de la Terre de glace, dans les usines à fabriquer des autos ou de l'argent, chez McInsey et puis là, à l'atelier en bord de ciel, sous le plafond de verre. C'est un reportage passionnant et porteur de plein d'idées inédites, je trouve.

 

20
FéV 14

Faits d'hiver

S'il n'y avait pas l'interdit du sexe, murmure-t-elle, je partirais finir ma vie au couvent.

*

Deux détrousseuses de l'aube interceptées en flagrant délit à la station Saint-Georges (ligne 12).
Elles aimaient dérober les rêves des voyageurs qui étaient un instant endormis dans le serpent de fer.

*

05
FéV 14

Pulsions & défenses

"Attendez ! Là, je dois remettre mon soutien-gorge. Et j'ai mis un peu d'Opium pour venir ce soir."
"Mais pourquoi, pourquoi vous nous laissez rire ou glousser hors du bocal ? Moi ça me donne envie de pleurer alors."
"Oui, et moi quand j'assistais à des présentations de malades en HP, jamais, jamais personne ne moufetait derrière le médecin psychiatre."
"Et puis on dirait que vous faites tout le temps du théâtre !"
"Mais non, arrêtez ! Au contraire c'est comme si chacun de nous, là, dans le groupe, était une part de l'inconscient de l'autre."

C'était vendredi soir à Paris II, 4ème séance de supervision en groupe. J'avais choisi le thème des pulsions, agressives et sexuelles, en coaching ; et en associations libres toujours.
Et beaucoup n'ont pas vraiment aimé cette séance-là.

29
JAN 14

Cultiver son intelligence relationnelle

Métamorphose en bord de ciel, c'est comme un conte pour adultes de Mathias Malzieu, le poète et chanteur du groupe Dionysos.
Et les métamorphoses, c'est aussi ce qui arrive aux groupes que l'on crée ici, que l'on aime animer Eva et moi, en ce coin-là du ciel.
Pour ceux qui viennent ici, en coup de foudre ou en coup de vent, c'est toujours bien vivant, ça chamboule et ça transforme au fond.
Et les "Innopreneurs" c'est l'un des groupes au long cours ; innovateurs et entrepreneurs, indépendants ou managers, ils aiment se retrouver ici en after work pour confronter, créer et aller dans le monde. Comme un trampoline au bord des nuages.
Et ce groupe-là, en cette année nouvelle, il innove et se transforme ; il s'ouvre à d'autres managers, leaders de projet ou consultants, à ceux dont le cœur de métier est l'art de la relation ; comme un talent tacite et aussi un talon d'Achille au fond.
Si vous aussi vous aimez, alors vous êtes les bienvenus dans ce groupe de pairs pour développer et cultiver votre intelligence relationnelle.

 

23
JAN 14

Quel âge avez-vous ?

- Mais le coaching ce n'est pas censé servir à ça !, elle lâche soudain, coupée dans son élan par je ne sais quoi.
Et "ça" c'est son humeur sombre du matin qu'elle apporte là avec elle et qui lui colle à la peau ; et avec ça, son envie de pleurer. Et puis aussi tous les morts qui semblent l'entourer, qui peuplent sa mémoire.
C'est comme si elle vivait dans un cimetière, je me dis. Je pourrais lui demander "à quoi c'est censé servir le coaching ?" mais je préfère remonter à la source avec elle :
- Qui vous empêchait de dire votre humeur sombre ?, je lui demande.