04
SEP 11

Le combat et l'art du soin

J'ai adoré vider ma bibliothèque de tous les manuels techniques et pratiques qui font florès dans notre métier. Mais j'ai aussi aimé oublier un instant romans et poésies pour plonger dans un livre d'exception : Le combat thérapeutique ou L'art de guérir par le conflit.

Gérard Salem, psychiatre et psychothérapeute, bat en brèche ici tout le gentillet, la tolérance et la mansuétude, la bienveillance et l'empathie, qui certes angélisent et glamourisent les pros de la relation d'aide et, en même temps, peuvent "abrutir et anesthésier durablement" les patients trop patients.

 

31
AOU 11

Ca toupille

« Fais attention ! Tu vas encore renverser ton bol ! »
Surprise dans les yeux de l'enfant qui contemplait l'aube du monde, là, dans le jardin entre ses cils.
Alors, tiré de sa rêverie comme chaque matin, il se demande si cette femme-là est magicienne ou sorcière ? Voyante ou simplement à cran ? Mais à cran de quoi ?

29
AOU 11

Charnel et animal

À l'ombre des larmes du saule, à fleur d'eau près du moulin, une coccinelle en pèlerinage zigzague entre les mots de ce livre de l'été. Comme si, à pas comptés, à pas menus, elle m'invitait à retrouver un bonheur d'enfance : lire du bout du doigt.

Et ce livre-là parle de la joie sacrée de tracer les premières courbes,
les premières lettres sur les cahiers de l'enfance. Une joie sacrée et un tourment aussi. Un tourment quand le savoir et l'école menacent le lien entre l'enfant et la mère. Ce lien-là, charnel et animal, vorace et exclusif, n'a besoin ni de lettres ni de mots.

Jeanne BENAMEUR est une artiste dentellière qui brode chaque mot, chaque phrase, sur des pages en vélin.


27
AOU 11

Au bord du néant

« Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face » écrivait La Rochefoucault. Et pourtant avec Melancholia, Lars von Trier nous invite à contempler l'un et l'autre, tour à tour, au cœur de la nuit, à l'aube et à l'orée de cet instant où le monde finira à jamais.


12
AOU 11

Coacher avec ses démons - Le retour

Neutralité et empathie, bienveillance et non jugement… Ceci pour les leçons bien apprises à l'école des coachs en habits d'ange ou en bonnet d'âne.
Et, pourtant, dans le colin-maillard des séances, la vie nous invite à une autre danse, moins glamour et plus troublante parfois.
Car, chamboulés ou enragés, par la barbichette ou le collet, ceux que nous aimons accompagner nous tirent dans leurs ravines inconnues ou familières, vers leurs peurs et leurs démons.
Résonances secrètes alors avec les monstres qui, au fond de nous, s'agitent aussi.
Réflexe encore angélique ici, mais illusoire, que de vouloir faire taire ou combattre ces dragons intimes.
Il est plus fécond de les accueillir à bras ouverts et apprendre à écouter ce qu'ils nous disent. Car il y a souvent du tendre derrière le sauvage, en soi et en l'autre.
Alors, quels sont nos démons intérieurs, préférés ou redoutés ?

Comment danser avec chacun d'eux ?
Et comment coacher avec nos ombres et nos entailles en séance ?

Ce sera la 2ème édition de cet atelier hors du commun, sans tabous, sans chichis et en duo avec Eva MATESANZ.
Rendez-vous le jeudi 6 octobre dans l'atelier en bord de ciel.

 

07
AOU 11

Dans les bras des dieux

Qui dort dîne, mais elle dîne parfois dehors avec un autre et Dionysos.
Alors lui passe des nuits blanches, des vertes et des pas mûres avec Pathos.
Sait-il que Thanatos et Hypnos sont frères jumeaux ?

05
AOU 11

Des claquettes sur le toit

Casting Shopping Première rencontre séance.
Non, il ne veut ni
thé ni café. Ce qu'il veut c'est d'emblée me raconter son histoire, « avec toutes les pièces de son puzzle » : les jeux de guerre, son nouveau chef - un sadique notoire -, les pièges sournois posés au détour d'un couloir ou d'un dossier pas très clair, son anxiété naissante, tous ceux qui ont capitulé avant lui…
Il me parle aussi de l'autre coach, une femme, qu'il rencontrera bientôt pour choisir entre elle et moi.

31
JUI 11

Au bord de l'océan

Pendant toute la séance, un après midi d'hiver, elle a porté une peau d'âne tachée et déchirée. Et un bonnet d'âne découvert là dans la malle en osier parmi les peluches, des bottes de sept lieues, une paire de menottes et des étoiles filantes. Et puis elle a paradé, crié, fait des galipettes ou des grimaces devant chacun de nous.
Au début j'étais triste pour elle. Un peu chamboulé aussi. Pourquoi cette mise en scène si cruelle ?

19
JUI 11

La plus que vive

« Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours, des portes s'ouvrent que l'on ne soupçonnait pas, on entre et on ne reviendra plus en arrière. »
Ce sont des lignes de Christian Bobin à propos des livres qui, parfois, sont comme des « anges d'appoint ».
Et, tout comme ses autres livres, La plus que vive est un sésame troublant pour aller sur les chemins de soi.

 

16
JUI 11

L'ego qui ronronne

Un diplôme qui délivre du besoin de diplôme, les tables qui se retournent entre chien et loup, les étudiants qui notent les enseignants… Le master 2 Coaching à Paris II est délicieusement renversant.
Et devant les évaluations de ce millésime, mon ego ronronne comme jamais !

14
JUI 11

Au square et à l'entour

Les casseurs cassent tout au verso de l'atelier, alors coaching au square.
Habit de Zorro, trottinettes et cache-cache.
C'est l'âme de l'enfance qu'elle retrouve ici.
Et la séance s'arrête là, sans plus de détours ni de chichis.

*

Un ferronnier d'art désespéré, une dresseuse de loups blancs sans dessus ni dessous, un fonctionnaire de Dieu amoureux… Ils viennent s'échouer un instant ici, entre les ondes, le crépuscule et l'aube.

*
12
JUI 11

Superfusion

Choisir le casting de son groupe de supervision : répétition fusionnelle ou libératrice, bain de pathos ou de jouvence, mafia ou cocon illusoire ?
Et comme en entreprise, quand ça se clone ou se coopte,
ça tourne court ou ça tourne en rond :

09
JUI 11

Rencontre avec Françoise Quennessen

Ça a commencé par quelques mots partagés là, sur le blog, puis des lignes échangées dans les coulisses. Car c'est aussi à travers les ondes qu'elle aime accompagner ceux qui côtoient la violence ou la mort, l'absurde ou l'indicible.
Et puis un jour, « une fois n'est pas coutume » me suis-je dit, j'ai eu envie de lâcher l'azertyuiop et mon écran pour rencontrer cette femme qui vit là-bas à la lisière des montagnes et de la mer.
Un échange pour rien, juste comme ça. C'était il y a deux ans. Et aujourd'hui j'aime continuer de prendre soin du fil qui s'est tissé au fil du temps, au fil des lignes, comme ça, pour le plaisir de papoter, de babiller avec elle.
Autre rencontre inédite, intime, ici, entre herbes folles et feuilles de ronce.

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