15
AVR 14

L'Atelier des rêves

- C'était sur le chemin du lycée, près du vieux château laissé à l'abandon. Autrefois, dans ce château-là, ils imprimaient le journal Combat.
J'avais laissé ma mobylette sur le bord du chemin, plus bas. Et toi aussi tu étais là, dans mon rêve cette nuit.

- Non, ce n'était pas moi, c'était mon avatar ! elle me dit. Parce qu'elle connaît aussi l'algèbre des rêves : un pied dans le passé et un autre dans le présent ; une femme qui peut en cacher une autre ; ou bien un homme aussi ; une part de soi toujours

Et j'ai aimé continuer de lui raconter mon rêve de la nuit d'avant, parce que c'est ainsi, en présence, que les rêves nous livrent un peu de leur sens.

Et vous aussi, si vous aimez rêver ou si vous ne rêvez plus, ni la nuit ni le jour Ou bien si vous oubliez vos rêves, créations impensables ou énigmes étranges alors venez à l'Atelier des rêves. Ce sera le 19 mai dans l'atelier de campagne. 
Une journée inédite animée en duo avec Eva pour retrouver le saveur des rêves et la clé des songes. A l'envi.

 

14
MAR 14

Transfert négatif

- Là, juste avant d'entrer, j'ai préparé l'argent de la séance et j'ai pris soin de glisser mes lunettes dans ma poche-revolver, je lui dis, une fois allongé sur son divan. Et c'est bizarre que je m'arrête sur ce mot-là : poche-revolver !
- Un revolver pour tirer sur qui ? elle me lance sans attendre la suite.
- Nais non ! je lui réponds illico. Je crois qu'aujourd'hui je n'ai plus envie de tirer sur les autres. Ni au pistolet à eau ni à fléchettes. J'ai plutôt l'impression que ce sont les autres qui aiment me tirer dessus maintenant. Et surtout demain soir : j'ai une séance à la fac et je sens bien que plusieurs étudiants commencent à m'éviter ou me détester. Pulsions et inconscient, transfert et contre-transfert, associations libres et défenses, c'est déstabilisant d'aller dans ces coulisses-là de la relation. L'une a un peu peur de moi et est venue me dire ça à la pause. Un autre est sorti du cours en douce la dernière fois.
- ...
Elle ne dit rien là, derrière moi, et j'ai peur qu'à sa manière, elle me tombe dessus aussi : parce que c'est de l'analyse dont je ne cesse de m'inspirer en coaching. Mais je continue :
- Alors demain j'ai envie de travailler avec eux sur tous ces élans : retrait, fuite ou attaque. Et tous ces mouvements de transfert négatif qu'ils déplacent sur moi, qui viennent de loin et qui sont tellement présents aussi en coaching, par-delà les outils. Et moi, bien sûr, j'aime susciter ça, amplifier tout ça. Mais demain j'ai peur. Ils sont trente et ça dure trois heures. Et j'ai très mal au ventre depuis plusieurs jours. C'est comme une mise en danger. Mais je ne sais pas comment sortir de ça au fond. Comment éviter ce besoin irrépressible de me mettre sur le grill ?
- La question est plutôt pourquoi vous aimez ça : vous mettre en danger et vous faire mal ?
- … !?

05
FéV 14

Pulsions & défenses

"Attendez ! Là, je dois remettre mon soutien-gorge. Et j'ai mis un peu d'Opium pour venir ce soir."
"Mais pourquoi, pourquoi vous nous laissez rire ou glousser hors du bocal ? Moi ça me donne envie de pleurer alors."
"Oui, et moi quand j'assistais à des présentations de malades en HP, jamais, jamais personne ne moufetait derrière le médecin psychiatre."
"Et puis on dirait que vous faites tout le temps du théâtre !"
"Mais non, arrêtez ! Au contraire c'est comme si chacun de nous, là, dans le groupe, était une part de l'inconscient de l'autre."

C'était vendredi soir à Paris II, 4ème séance de supervision en groupe. J'avais choisi le thème des pulsions, agressives et sexuelles, en coaching ; et en associations libres toujours.
Et beaucoup n'ont pas vraiment aimé cette séance-là.

29
JAN 14

Cultiver son intelligence relationnelle

Métamorphose en bord de ciel, c'est comme un conte pour adultes de Mathias Malzieu, le poète et chanteur du groupe Dionysos.
Et les métamorphoses, c'est aussi ce qui arrive aux groupes que l'on crée ici, que l'on aime animer Eva et moi, en ce coin-là du ciel.
Pour ceux qui viennent ici, en coup de foudre ou en coup de vent, c'est toujours bien vivant, ça chamboule et ça transforme au fond.
Et les "Innopreneurs" c'est l'un des groupes au long cours ; innovateurs et entrepreneurs, indépendants ou managers, ils aiment se retrouver ici en after work pour confronter, créer et aller dans le monde. Comme un trampoline au bord des nuages.
Et ce groupe-là, en cette année nouvelle, il innove et se transforme ; il s'ouvre à d'autres managers, leaders de projet ou consultants, à ceux dont le cœur de métier est l'art de la relation ; comme un talent tacite et aussi un talon d'Achille au fond.
Si vous aussi vous aimez, alors vous êtes les bienvenus dans ce groupe de pairs pour développer et cultiver votre intelligence relationnelle.

 

13
JAN 14

Contre-transfert & Interprétations en coaching

- J'avais un rendez-vous juste avant de venir et c'est bizarre, je me suis senti bigrement empêtré avec ce client-là, je lui dis en m'allongeant sur son divan. 

- Il évoquait son histoire personnelle et c'était pour moi les fragments d'une énigme. Mais j'étais comme bloqué, empêché, pour le questionner. C'est étrange mais ça m'arrive parfois aussi avec d'autres clients. Certes c'était le premier rendez-vous, mais explorer d'emblée l'histoire de l'autre, c'est pour moi un fil d'Ariane précieux mais là c'était comme coupé !

- Et cet homme-là, il me fait penser à mon père au fond. Mais ça ne m'a pas avancé de savoir ça ! C'est sans doute mon contre-transfert mais je ne savais pas quoi en faire. Alors j'ai essayé de mettre ça de côté
- Mettre ça de côté, ça ne fait pas avancer ! elle me lance.
- Oui, j'étais encore plus empêtré !
- Empêtré avec lui, comme vous l'étiez avec votre père pour questionner son histoire !
- Oooh ! Putain ! je lâche confus d'être soudain aussi vulgaire avec elle. Oh ! J'avais jamais vu ça comme ça ! j'ajoute.

Ça, c'est un bout de séance avec ma psy où a surgi le thème du transfert et de ses effets en coaching. Et sur ce thème-là, après "l'espace analytique en coaching", Eva et moi on aime inviter à nouveau Jean-Marie von Kaenel, notre ami psychanalyste à une nouvelle journée au début du printemps et pour le peuple coach.

 

11
JAN 14

Transfert

"Dites, comment je fais si celui que je coache est en libres associations ?"
"C'était comme sur le divan mais là, je pouvais voir celle qui m'accompagne ; et elle me parlait !"
"Cet "étrange étranger" comme vous dites, celui que j'ai choisi ici, c'était moi au fond."
"Non, c'était bien, c'était doux mais du plus loin qu'il m'en souvienne, cette femme ne m'évoquait personne ; il n'y avait aucun transfert entre nous !"
"Dites, c'est normal si moi je n'ai pas vraiment de souvenirs d'enfance ?"

C'était hier soir à Paris 2 avec les étudiants du master Coaching, 3ème séance de supervision en groupe ; j'ai choisi de cheminer avec eux sur le thème du transfert, tout en évocations libres. 

 

17
DéC 13

L'accompagnement au naturel

C'est vraiment inédit de pouvoir découvrir les ingrédients de l'analyse et s'initier à ses prémices sans forcément s'allonger sur un divan de velours. Car quand l'irrationnel ou l'impensable surgissent en séance, quand les outils de coach n'ont plus vraiment d'effets, il est bon de revenir aux sources vives du métier. 
Et parce qu'on aime partager nos travaux et nos avancées, Eva & moi créons un nouvel atelier singulier pour cette école de coaching et de la relation que dirige Christophe Peiffer au bord de la mer :  Equilibrio Mind Institut.

Deux jours à la croisée des chemins entre coaching & psychanalyse, les 6 et 7 mai à Grasse.
 

09
DéC 13

Régression initiatique

« Revenir sur les bancs de l'école, c'est retourner en un lieu familier de notre enfance, un lieu singulier qui ne nous a pas laissé indemne. Et plein d'empreintes originelles au fond : dans notre rapport au savoir et aux diplômes ; bons points et premiers prix. Et dans notre lien aux autres, au groupe 
Alors, ici, aujourd'hui, sur les bancs de cette université, il y a comme une régression implicite, une répétition initiatique. Initiatique si elle est détricotée et mise en conscience, élaborée, analysée.
Et mon envie ce soir, c'est de voyager avec vous sur ces sentiers-là. »

Ça, c'était vendredi soir : deuxième séance de supervision pour les étudiants du Master Coaching à Paris 2. Et ces quelques mots de moi, comme une mise en bouche.
« Mais non, ça n'a rien à voir ! » a aussitôt protesté celui-là ; et elle aussi et puis cet autre encore. « Nous sommes des adultes aujourd'hui ! » « Mais pourquoi faudrait-il revenir aux sources ? » 

C'est alors que soudain la jeune femme qui s'agitait là, à côté de moi, qui voulait protester elle aussi, mais à rebours de tout le brouhaha, cette jeune femme-là s'est levée ; en larmes. Et puis elle est sortie. Longtemps. Silence et inquiétude dans le groupe et puis tentative de recherche et désir de retrouvailles. En vain. Et quand elle est revenue, calino-thérapie. Soulagement d'un instant. Et c'est après alors que le voyage vers le drame d'avant et de longtemps a pu commencer. Cahin caha mais irrésistible.

 

23
NOV 13

A deux c'est mieux

Un duo de dirigeants dans le secteur de la finance, les deux fondateurs d'un cabinet de coaching, deux consultants et associés dans le conseil…
Ils aiment créer et diriger, intervenir ou accompagner en duo, et c'est pour ça qu'ils aiment aussi être accompagnés en duo. Au féminin-masculin et en bord de ciel.
Et comme cette manière-là d'accompagner est privilégiée mais pas secrète, il est temps de poser ici quelques lignes pour la partager.

26
OCT 13

Accompagnement compagnon

Vous glissez une, deux, trois pièces jaunes dans la machine. Vous choisissez Café en grains. Court. Sans sucre.
Silence. Vous attendez. Long silence. Mais rien ! Vraiment plus rien ne se passe.

C'est quand la machine à café ne donne plus de café qu'elle commence à exister !

Comme l'écho aussi, au 
cœur d'une montagne pourtant familière : vous criez et puis rien ne vient.

C'est ainsi que
Jean Marie von Kaenel, psychanalyste voisin et ami, aime évoquer "l'art de l'absence" en séance : cesser de donner au client le si familier qu'il vient chercher, qu'il attend, qu'il veut répéter. Car la répétition c'est mortel au fond.

C'était vendredi dernier à l'Atelier des Jardiniers, sur les chemins de rencontre entre psychanalyse contemporaine et coaching. Un atelier singulier imaginé avec Eva et pour des coachs qui, comme nous, aiment bien revenir aux sources : L'espace analytique en coaching.

Et c'est autour de son expérience de longtemps et avec les adulescents que Jean Marie von Kaenel a aimé tisser des liens vivants avec nous et entre nos métiers.
Ainsi ce n'est ni l'adolescent ni ses parents qui prennent en charge le coût des séances, mais l'institution ; comme en coaching d'entreprise au fond.
La durée est toujours limitée ici aussi ; après 21 ans la prise en charge n'est plus possible.
Et les adolescents ne s'allongent pas sur le divan.
Mais ce n'est pas en face à face que J-M von Kaenel accompagne chacun d'eux, c'est côte à côte. Sans l'encombrement des visages alors. Et le regard porté vers l'avant. Accompagnement compagnon.
Et cet accompagnement-là, c'est l'expérience du lien, nouveau, non endommagé. Avec les ingrédients précieux de l'analyse : les associations libres, le travail des rêves ou la rêverie éveillée, l'inconscient et l'inattendu, les voyages dans le temps...
Tous ces ingrédients accessibles aussi aux coachs qui prennent soin d'un travail en profondeur et en continu, par-delà l'école et la thérapie.


Jean Marie von Kaenel est aussi écrivain, alors il a aimé partager au cours de cette journée des instants de séance avec nous.
Extrait :

19
OCT 13

L'inconscient, un ami qui vous veut du bien

Avec Eva on aime bien, on aime beaucoup, phosphorer à foison, enrichir notre pratique à l'envi et expérimenter toujours. Et savoir ainsi que le bord de ciel ou de mare devient aussi un laboratoire de création pour ceux qui aiment et qui accompagnent.
Ainsi, après Mars & Vénus sur le divan, l'International Coach Federation France nous invite à nouveau pour sa prochaine journée d'études, en janvier et 
à Lille, sur le thème « Neuroscience et coaching. Science et conscience. »

Et nous alors, on aime aller du côté de chez Freud pour découvrir les liens profonds entre les neurosciences et l'accompagnement. Et prendre soin alors de la faculté subtile et profonde de communiquer d'inconscient à inconscient avec chaque client et mettre à jour aussi ce qui, au fond de nous, freine ou inhibe cet instrument singulier et inné.

 

05
OCT 13

Se laisser accompagner

Je me laisse, tu te laisses, nous nous laissons accompagner
C'était vendredi soir à Paris 2, première supervision en groupe pour les étudiants du master 2 Coaching. Et pour ce nouveau millésime, j'aime lâcher les fils d'Ariane et les antisèches et puis renoncer à transmettre ainsi tout ce qui pour moi est au cœur de l'art d'accompagner.
Parce que tout ça au fond ne se transmet pas comme ça. Ni sur les bancs des écoles de coaching ni sur les chaises de la fac. Parce qu'apprendre à accompagner c'est d'abord aimer se laisser accompagner. Et aussi parce qu'ici comme ailleurs j'aime tellement revenir aux sources de notre métier, du côté de nos aînés : ainsi un psy devient psychanalyste parce qu'il fait d'abord une analyse. 

15
SEP 13

L'espace analytique en coaching

Aimer apprendre à lâcher un instant ou plus les questions sur le comment ou le futur pour oser le temps du pourquoi et des histoires intimes
Oublier les théories et les outils et laisser venir alors les évocations libres et les souvenirs d'enfance
Poser ses habits de coach sur le porte-mental et laisser ainsi surgir la vie retenue ou empêchée au fond.

Ce sont quelques ingrédients si propices à l'accompagnement au naturel et à cette ambiance singulière que les psys nomment "l'espace analytique".
Et même sans divan de velours, tout ça est tout à la fois tellement présent 
en coaching et précieux pour nos clients.

Alors venez un après-midi à l'Atelier des Jardiniers pour partager ou découvrir, cultiver ou goûter, cette ambiance si singulière avec Jean Marie von KAENEL, psychanalyste et ami du peuple coach.