25
SEP 17

Coaching et évolutions sociétales

« Transformation digitale, articulation de l'individuel et du collectif, intergénérationnel, intelligence collective et intelligence artificielle, environnement… autant de (r)évolutions qui interpellent, impactent nos modes de vie, nos habitudes et nos cultures en tant qu'individu, collectivement et dans les modes de management des différentes organisations. »

C'est ainsi que l'antenne Nord de l'ICF pose les enjeux d'une nécessaire transformation du monde du coaching face à tous les bouleversements en cours. Car ce sera le thème d'une nouvelle Journée d'Etude à Lille, le 20 janvier prochain, en peuple coach et en débat avec « des sociologues, philosophes, chefs d'entreprise, etc, pour une humanité à réinventer et à protéger ».

Et, pour contribuer à cette journée Coaching et évolutions sociétales, Eva et moi aimons proposer un atelier entre désirs et tabous, entre histoires intimes et us et coutumes du siècle d'avant :

« Révolution du coach et évolutions du coaching, entre désirs et tabous ! »

Quelques pas plus loin ainsi sur le fil de nos créations singulières et en duo : "Mars & Venus sur le divan" (Féminin-Masculin & coaching) ; c'était en 2012 et puis après aussi : "L'inconscient un ami qui vous veut du bien" (Neuroscience & Coaching) ; "En quête de sens, en quête de soi" (Performance et quête de sens) ; "Quel accompagnement des managers pour l'entreprise réinventée ?" (Entreprise libérée).

 

22
SEP 17

Frappe-toi le coeur

Je redeviens fan d'Amélie Nothomb – oui, l'année dernière j'avais beaucoup aimé la retrouver avec Riquet à la houppe  –, alors j'ai choisi son nouveau roman, Frappe-toi le cœur, sans trop me poser de questions. Ni sans savoir que ça parle du MAL DE MÈRE (pourtant c'est écrit en gros, comme ça, partout dans la ville). Enfin, c'est plutôt l'une des formes particulières de ce mal : la jalousie. La jalousie entre mère et fille, et puis de fil en aiguilles, au fil du temps et de la vie, la jalousie entre femmes, sœurs, amies, profs…

Je sais bien depuis la conférence psy, La haine au féminin, que c'est plutôt rare ou simplement tabou, mais entre les « femmes fatales » et les « femmes battantes », quand les femmes s'y mettent « forcément, on retrouve des morceaux dans la poubelle ». (Paul-Laurent Assoun). 

Je connais bien ça aussi parce que j'étais presque aux premières loges dans mon enfance, observateur attentif de ma mère avec ma sœur aînée (supposée être "l'enfant du Diable"). Même si je n'avais pas trop de mots à l'époque. (J'avais essayé d'écrire là-dessus dans "Fais le beau, Attaque !" mais ça a tourné court parce que mes histoires de chiens qui certes me permettaient de "symboliser" brouillaient aussi mes cartes : Mis en examen).

Et donc ce livre-là d'Amélie c'est à la fois un conte et un roman, avec un côté thriller aussi, mais un thriller psychanalytique. Parce que c'est vraiment troublant à chaque page et c'est comme une énigme. Mais une énigme en devenir : une fois que Diane, encore enfant, a la certitude du désamour maternel et même d'une forme de haine, on se demande ce que va devenir la jeune fille et puis la femme. Et avec Amélie Nothomb les années défilent vite (2 ans en 2 lignes !), alors il faut savoir ralentir la lecture si on aime faire durer le plaisir.
C'est tragique, c'est cruel, mais même au cœur du drame il n'y a pas de pathos. Non, ça reste toujours clinique avec Amélie. Et un régal.

Encore un mot. Un mot à propos des hommes dans tout ça, dans l'histoire : pharmacien ou mathématicien, ils comptent les points ou regardent le plafond mais, tout à côté des mères, ils semblent rayés de la carte. Peut-être qu'ils pensent aussi, qu'ils pensent toujours à leur mère. Plus ou moins consciemment.

16
SEP 17

C'est pas pour les chiens

Partager la compagnie de Little Snow, ton loulou de Poméranie, tous les jours pendant plus d'un mois, finalement ça m'a aidé. Oui, ça m'a fait vraiment lâcher "Fais le beau, Attaque !" mon autofiction avec toutes ces histoires de chiens et d'enfance que je me racontais et que je voulais raconter. Et c'est bien parce que ça finissait par tourner en rond tout ça. En plus, c'était un été sans miroir alors j'ai perdu l'habitude de me regarder pour essayer de faire le beau.

Il y a eu juste un épisode sensible un soir avec toi. C'était comme une rechute, un retour en arrière. En accéléré. Ce jour-là, j'avais été attaqué par des puces sur le ventre et sur les cuisses et ça me démangeait beaucoup. Pourtant j'ai bien coupé mes poils sur tout le corps, ce n'est pas genre épilation définitive comme c'est la mode en ce moment, mais je ressemble moins à un chien comme ça. 

06
SEP 17

Un dîner de coachs

Tu regardes l'écran noir de ton mobile, et tu me dis que c'est bizarre, ça fait un bon moment que tu as envoyé un sms à ta psy mais, là, elle n'a toujours pas répondu. C'est pour confirmer ta séance de rentrée, jeudi prochain.
Si tu l'as écrit ce matin ton texto, moi je me dis que pour l'instant ce n'est pas très inquiétant. Par contre ce qui est bizarre c'est que tu n'as jamais fais ça avec elle pour la rentrée (enfin, je crois). Mais je te laisse parler parce que c'est un sujet sensible ta psy.
– Peut-être qu'elle est morte pendant les vacances, tu lances.
Oulala ! Quelle drôle d'idée tu as là. 

29
AOU 17

Un livre à deux

"Dis, ça te dirait d'écrire un livre avec moi ?" C'est Eva qui me propose ça, souvent. Moi, quand elle me dit ça, je la regarde par en-dessous, j'essaie de noyer le poisson (c'est fou cette expression-là) et je reste longtemps sur le qui-vive après.

Je fais ça parce que ça me rappelle une vieille histoire avec mon premier livre, "Dans l'intimité du coaching". C'était avec un cheminot, enfin un coach interne à la SNCF, qui m'avait proposé ça aussi. J'avais fini par accepter mais ça avait été très compliqué pour moi d'écrire avec un autre. Tellement douloureux aussi que parfois j'imaginais tuer ce gars-là. Vraiment. J'avais apporté ça en supervision et mis un peu en scène ma pulsion meurtrière parce c'était un groupe gestaltiste. Et le superviseur de l'époque, un peu dépassé je crois, m'avait dit que je mélangeais le réel et mes fantasmes. Ça m'avait un peu calmé mais j'en étais resté là avec ma rage au fond. 

C'était il y a presque dix ans. Eva, je n'ai plus du tout envie de la tuer (avec tous mes séjours sur le divan et aussi le travail d'écriture, je suis remonté à la source de ce fantasme-là, je crois) ; elle n'est ni cheminote ni coach, parce qu'elle n'aime pas tout ce qui va sur des rails, mais c'est toujours à vif ces questions d'écriture à deux. Ça doit me renvoyer à quelque chose de profond, de très archaïque peut-être, autour de la rivalité. Et c'est justement l'un des sujets du livre qu'elle a envie d'écrire avec moi. Oui, comment chacun peut mettre de côté ses jeux névrotiques mortifères pour vraiment créer ensemble sur la scène de l'entreprise et sur le fil de l'Eros. Un peu comme on danse ensemble, mais sans que ce soit forcément sexuel. Moi, j'aime beaucoup danser avec elle mais, pour l'écriture, je n'ai pas besoin de ça, je crois. Non, je préfère écrire de mon côté, sur mon blog. Et puis des fois on me passe une commande, pour un ouvrage collectif, genre "Le grand livre" ou "Le livre d'or", du coaching ou de la supervision. Et même si ce n'est pas collectif ce genre d'ouvrage (parce que chacun écrit pour soi et sans confrontation), ça me va bien comme ça, même si c'est sans doute auto-érotique et que ça tourne de plus en plus en rond, surtout avec mes histoires d'enfance et de chiens.

23
AOU 17

A double sens

Avant, quand j'apportais sur le divan mes rêves de la nuit, j'attendais que ma psy les décode, les interprète. Mais elle n'en faisait rien. Je croyais qu'elle avait des cartes secrètes de l'inconscient et qu'elle jouait aux devinettes avec moi. Alors je grognais, je m'enrageais contre elle. Et ça c'était déjà toute une histoire. C'était même un mode relationnel. Oui, attendre de l'autre un peu ou beaucoup, être frustré et puis ruminer... Et donc je revenais à mon rêve, je lui racontais et j'ai fini par comprendre que c'est vraiment mon récit, avec tous les trous dedans, mes hésitations, les double sens, mes évocations libres, c'est tout ça au fil de la séance et dans l'après-coup qui ouvre des pistes nouvelles. 

15
AOU 17

Article 353 du code pénal

Je ne sais pas pour vous, mais c'est compliqué, c'est sensible de choisir un roman je trouve. Ne serait-ce que parce qu'on va passer beaucoup d'heures ensemble. Entre les pages. C'est comme une nouvelle rencontre aussi, ça peut chambouler. Alors moi j'ai toujours un peu d'appréhension au moment de chercher !

Ce livre de Tanguy VIEL - Article 353 du code pénal – je l'ai trouvé au bord de la mer, enfin dans une petite ville du bord de l'océan, une citadelle au début de la route des Indes. Et j'ai beaucoup aimé cette rencontre-là, et toutes les heures ainsi. Il y a l'histoire bien sûr, mais on en connaît la trame dès les premières pages : un type est balancé au beau milieu de la mer, avec ensuite l'inculpation de l'auteur du meurtre, celui qui parle tout au long du livre (c'est curieux, l'auteur d'un meurtre et l'auteur d'un roman, c'est le même mot.) Et, là, c'est devant un juge, plutôt silencieux d'ailleurs, juste quelques questions pour l'article 353. Et tout le livre c'est un peu comme on se parle à soi. Enfin à soi, mais en présence d'un autre. Sans trop de ruminations ni de faux-semblants alors.

Et, même si ça n'a rien à voir, ça m'a fait penser au divan et c'est peut-être pour ça aussi que j'ai aimé. D'ailleurs, il y a un passage dans le livre ainsi :

« Le juge n’a pas bougé. À force, j’ai cru que j’étais dans le bureau d’un psychologue ou quelqu’un comme ça, à force de le voir immobile sans réponse, les mains jointes sous le menton, et parce qu’à mesure des heures qui passaient, j’avais l’impression qu’il me demandait de creuser à l’intérieur de moi comme l’aurait fait un psychologue, de tout déterrer jusqu’à la poussière des os pourvu de faire de la lumière et encore de la lumière et sans se demander si à force de trop de lumière, oui, les gens comme moi, ça ne pouvait pas les rendre aveugles. »

Donc, ça se passe à Brest, avec l'Arsenal qui est en train de fermer et un promoteur immobilier qui arrive comme une providence…

Une fois le livre refermé, j'ai voulu en savoir un peu plus sur l'auteur. Interview :
« Oui, j'aime bien mettre des zooms sur des endroits de l'existence. Il y a à la fois des pans psychologiques des gens qui sont faits pour être dominés, passifs ou mélancoliques, et en même temps il y a la malchance. Comment savoir ce qui, dans un caractère, produit ce hasard, cette mélancolie. Il y a des boucles comme ça. C'est vrai que j'ai tendance à pousser un peu les curseurs pour que les personnages soient assez chargés de difficultés à vivre et d'un peu de malchance. »
« Moi, ce qui m’intéresse, c’est juste deux ou trois endroits un peu théâtralisés : la famille, l’argent, la ville, les petits réseaux, la province. Ça me va car c’est un univers comme une sorte de maquette où je fais évoluer mes personnages. »
Interview par François Lestavel (Article 353 du code pénal, de Tanguy Viel, un roman de haute volée !)

07
AOU 17

L'invention de la psychanalyse

C'est les vacances, là, alors je suis plutôt « off », non pas pour faire genre « digital detox » mais parce que ça prend du temps le bricolage, l'écriture, les instants Mojito, la lecture, les balades… Donc juste cette note de blog pour vous indiquer un film réalisé il y a pas mal de temps, diffusé sur ARTE et vraiment passionnant : Sigmund Freud - L'invention de la psychanalyse.

Un extrait :
« Ne me parlez pas, dit-elle. Ne me touchez pas, écoutez-moi ! »
C'est en 1889 qu'une patiente, Fanny Möser, ordonne ainsi à Freud de s'écarter d'elle et de ne plus bouger. « J'abandonnais donc l'hypnose et ne retins d'elle que la position couchée du patient sur un lit de repos derrière lequel j'étais assis, de sorte que je le voyais mais sans être vu de lui. » raconte Freud.
« Il invente le divan. Il se retire pour que ce soit la parole qui devienne l'acte thérapeutique elle-même. Il n'y a plus rien, plus de magnétisme, plus d'hypnose, plus de regard, il n'y a plus que la parole. C'est beaucoup plus intéressant que d'aller chercher dans l'Inconscient endormi. Et les patients prennent donc l'habitude de raconter leurs souvenirs d'enfance, leurs fantasmes. » C'est Elisabeth ROUDINESCO qui commente, là. Et qui ajoute :
«Passionné par ses découvertes, Freud laisse le sujet parler librement. En écoutant cette parole chaotique, il assigne à la sexualité une place fondamentale : elle détermine la vie psychique. La névrose n'est pas une maladie insolite, mais la conséquence partagée de beaucoup de conflits infantiles non résolus. »

05
JUI 17

La compagnie de la supervision

Imaginez un groupe où vous pouvez parler en groupe de tous vos tabous et de ce qui vous échappe ou se dérobe quand vous accompagnez : les ratés, les à-côtés, les à-peu-près tout ce qui sort du cadre et des modèles et qui vous met alors sur la piste du singulier. À la fois la répétition d'une histoire familière et oubliée et aussi les prémices d'une nouvelle issue qui se cherche, si vous prenez le temps d'élaborer.

Imaginez un groupe où c'est le groupe qui tisse le fil de chaque séance, sans que ce soit couru d'avance à travers des modèles, et sur un mode alors qui devient naturel et souvent dérangeant – oui, parce que ça déconstruit toujours plus ou moins pour reconstruire et créer.

Un groupe qui fait sa vie de groupe au fond : qui se défend et met chacun à l'épreuve de sa différence ainsi.

02
JUI 17

K.O.

Plonger dans le coma c'est peut-être comme dans un rêve : de la pleine inconscience !
Déplacements et condensations, le faux c'est pour de vrai, l'autre c'est soi, le ko c'est ok, la partie c'est le tout, beaucoup de violence, un peu de sexe – ou tout le contraire –, et tout se retourne toujours

Et c'est ça la trame de K.O., le film de Fabrice GOBERT. Comme les pièces d'un puzzle et la traversée dans les labyrinthes de la psyché, et de la vie aussi
Oui, sur un ring de boxe ou sur un plateau télé, au cachot ou au restaurant d'entreprise, une crise cardiaque ou une balle dans le thorax... tout ça c'est presque pareil au fond.
Ce film-là est un régal. Et le casting aussi : Laurent Lafitte. Chiara Mastroianni. Clotilde Hesme...
Absolument incontournable.
Un cocktail aussi de "Fight club" de 
David Fincher et "Stupeur et tremblements" de Alain Corneau.

28
JUN 17

Un acte manqué presque réussi

– Avec toute cette chaleur, j'hésite ! je lui dis en même temps que je m'allonge sur son divan. Oui, il fait tellement chaud, mais je ne sais pas si ça se fait ici ?
Et elle, forcément, comme elle ne sait pas où je veux en venir, elle me laisse dire. Avant, je voulais toujours qu'elle interagisse avec moi, mais elle n'a jamais vraiment répondu à ça. Et, au fil des séances, j'ai découvert que son silence me permet de trouver à quelle place je la mets quand je dis ce que je dis. C'est une question qu'elle me pose encore quand je m'enferme dans une boucle avec elle, – enfin sans elle puisqu'elle me laisse à mes jeux préférés –, la plainte, la bagarre ou la manigance. Parce que la place que je veux lui donner, et la place que je prends ainsi, mine de rien, c'est aussi la répétition d'une interaction ancienne, plutôt figée et qui finit par me coincer aujourd'hui. C'est ça aussi le transfert.
Et là, ce soir, c'est comme si je lui demandais une permission avec, en même temps, la crainte d'un autre temps qu'elle me dise non ! Alors je finis par lui dire ce que je n'ose pas encore lui dire.

21
JUN 17

Séparation, dépendance et transfert

C'est au square que j'ai aimé préparer la dernière séance de supervision à Paris 2 pour le Master Coaching. Oui, sur le thème de la séparation puisque c'était la fin.
Les années d'avant, je proposais de tricoter le fil existentiel de la finitude, une maille à l'endroit, une maille à l'envers : l'incontournable perte ou disparition de toute chose, l'angoisse plus ou moins consciente qui l'accompagne, et nos stratagèmes intimes pour l'ignorer ou la défier. Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, je préfère travailler "autour de". C'est sur le divan que j'ai appris ça, dans mes traversées sur les chemins de l'inconscient.


Et donc, au square, quelques jours avant la séance, j'ai observé un enfant découvrir des pigeons, essayer de les attraper et, en même temps, hurler « OUASOO… OUASOO », une manière de symboliser ainsi.

Et j'ai l'impression – mais sans doute ai-je projeté –, qu'il voulait non pas les attraper mais les étriper les pigeons. "Ne touche pas ! C'est sale !" lui lançait sa mère. Et moi, je montrais à l'enfant comment, avec des miettes de pain, les attirer un peu.

Tout ça m'a fait penser au jeu de la bobine, ce jeu que Freud observa chez son petit fils, Ernst, et qu'il décrit dans "Au-delà du principe de plaisir" : le "Fort/Da".
Freud vit jouer l'enfant avec une bobine en bois entourée d'une ficelle. Il jetait la bobine par-dessus son lit, elle disparaissait, tout en s’écriant  « o-o-o-o » qui est l'ébauche du mot « fort 
» (« loin » en allemand) ; puis l'enfant tirait sur la ficelle pour faire réapparaître la bobine et la ramenait à lui en s'exclamant « Da ! » (« là »).
Freud relie ce jeu à la situation de l'enfant à cette période : quand sa mère s'absentait pendant de longues heures. Le jeu symboliserait ainsi la disparition et la réapparition de la mère.
Et le jeu serait similaire à un espace psychique dans lequel l'enfant peut faire le lien entre présence et absence, dedans et dehors, lui et les autres… Dans cet espace qui apprivoise le manque, il ne se pose pas la question du vrai ou du faux, et plonge dans un univers singulier entre le réel et l'imaginaire où il peut déplacer, représenter, jouer ses émotions : c’est l'univers symbolique.
Pour Freud, la psyché de l'enfant va se construire sur ce prototype de la maîtrise de la présence-absence (de la mère, du corps).

Et j'ai aussi proposé un atelier sur tout le contraire de la séparation : les dépendances et les addictions.

Et puis encore, pour ceux qui le voulaient, un autre atelier pour tenter d'approcher et puis analyser le transfert qui s'était tissé, avec moi, au fil de l'année.
Trois ateliers en parallèle donc, et séparés. Et c'était bien.

En partage, ici, mes notes pour cette dernière séance.

15
JUN 17

Ce qui ne m'a pas tué hier

– Oulala ! Ça sent super fort chez vous aujourd'hui !, me dit le chasseur de souris quand je lui ouvre la porte ce matin.
Je trouve sa remarque déplacée, intrusive, mais comme il passe ici
tous les quinze jours, au petit matin, pour poser ses appâts et ses pierres à venin, forcément, il connaît bien les coulisses et tous les recoins. Alors il se croit peut-être en intimité.
– Oui, je lui réponds, l'eau d'ici est calcaire et mon fer à vapeur crache des cailloux et fait plein de taches jaunes sur mes chemises de lin ou de popeline.
– Ah oui ? il me dit avec un air un peu inquiet.
– J'essaie de le vidanger avec des sels d'acide citrique et puis aussi du vinaigre d'alcool mais c'est pire.
– Et votre prochain patient, il arrive à quelle heure ? il me demande encore plus intrusif je trouve.