21
FéV 17

Un trou dans la mare

Aller acheter du lait de vache pour ton goûter.
– Et de la colle sous-marine pour boucher le trou dans la mare.
– Écouter la conférence de Colette SOLER "La parole et le corps", l'été dernier à Beyrouth. Nos désirs pris au mot alors.
– Donner aux fermiers d'à-côté le coq de Faverolles qui fait le beau mais qui t'attaque par derrière.
– Réparer le pneu crevé de la tondeuse à moteur pour le printemps qui arrive.
– Démêler, couper ou arracher les nœuds inextricables de ton chat persan après tout l'hiver.
– Choisir un potimarron chez le marchand de primeurs.
– Chercher à savoir d'où vient la propension à fantasmer et puis, surtout, pourquoi ça s'empêche.
– Planter les premières salades dans le carré potager au soleil.
– Retrouver le trou dans la mare.

C'est tout ce que j'ai trouvé à faire. 

10
FéV 17

Un rêve d'enfant

Je l'ai raconté ici ou , Yvon Alamer, – c'est son pseudo –, j'ai bien aimé l'accompagner à ma manière et sans manières alors. C'était l'année dernière.
Et, comme il n'arrêtait pas de lire mon blog, je lui ai dit d'écrire à son tour. Oui, écrire un peu ses histoires d'aujourd'hui et d'avant, ses rêves d'enfant et les passions dans sa "boîte qui vend du bien-être et de l'image". Et aussi comment tout ça s'emmêle, souvent.
Ses lignes sont devenues des pages et ses pages sont devenues presqu'un livre. "Et s'il rencontrait Henri ?" m'a dit Eva qui a été sa première lectrice – Henri c'est Henri Kaufman, ami et éditeur du premier livre d'Eva chez Kawa.

Alors Yvon l'a rencontré sans trop de manières et son livre, "Un manager à nu", est sorti tout simplement et pendant l'hiver.
J'ai proposé à Yvon d'organiser une soirée spéciale pour inviter des amis et fêter ce livre-là. Et cette soirée c'était l'autre soir. Je ne sais pas trop pourquoi je fais tout ça. Ma psy me dit que le transfert n'est pas "liquidé" mais je ne sais pas comment on liquide un transfert en coaching d'entreprise. Je crois que c'est aussi parce que moi je sens plein de liens entre écrire et être accompagné. Oui, si on laisse vraiment aller, sans trop de manières, ça libère aussi un peu l'inconscient.
"J'écris pour me parcourir." écrit Henri Michaux dans Passages. 
Et puis avec Eva on se dit que, pour certains, écrire c'était peut-être un rêve d'enfant.

Et ce soir-là, Yvon Alamer a raconté un peu les effets de l'écriture pour lui. 

14
JAN 16

ERREUR 404

C'était ta première séance de la nouvelle année. Et alors, juste avant d'entrer, tu t'es soudain demandé s'il fallait lui souhaiter Bonne année. Toi, t'avais bien envie, mais comment faire alors ?! Parce qu'entre l'instant où elle t'ouvre sa porte et le moment où tu t'es allongé, tout va vraiment très vite ; oui, il s'écoule même pas trente ou quarante secondes. Alors tu te dis que ça ferait un peu ridicule de lui dire ça, vite fait, comme ça, quand t'es debout face à elle. Et ce serait encore plus ridicule de lui dire une fois sur le divan, sans la voir alors (parce que pour toi, les vœux, c'est pas juste se balancer des mots).

Tu t'es dit aussi que tu pourrais peut-être lui souhaiter à la fin de la séance ? Mais une fois qu'elle donne le top départ, genre "Là, c'est terminé." ou bien "Nous verrons ça la prochaine fois.", ça va encore plus vite que quand t'arrives.

Oui, c'est comme un signal rouge ces mots-là. Tu récupères ta musette au pied du divan, ton portefeuille dedans, tu retires l'argent de la séance, tu poses les billets sur sa petite table en chêne, tu reprends ton blouson, tes lunettes, ton écharpe, ta besace, et elle, elle attend un instant (et ça te stresse son regard sur toi, là, parce que t'es un peu cassé quand t'essaies de rassembler tes affaires), elle ouvre sa porte, on se dit "Au-revoir, À la prochaine fois" (enfin, "À la prochaine fois" c'est toi qui le dis parce que tu tiens à garder ce fil des séances) et puis tu files comme un voleur. Ou plutôt comme si tu voulais pas lui voler du temps.

08
JAN 16

Deux mille seize

JE T'AI LAISSÉ UN CADEAU DANS LE JARDIN

Elle m'a écrit ça parce qu'elle est partie et moi aussi j'étais parti.
Et c'est déjà un cadeau, je trouve, ces mots qu'elle a laissés pour cet instant où je reviens. Et ça me trouble quand je lis ça. Oui, son geste et ces mots me chamboulent parce que c'est la saison des vœux en ce moment, mais moi cette année c'est pas comme d'habitude, je n'arrive pas trop à souhaiter la Bonne Année. Parce que c'est de la pensée magique, je trouve. 

11
OCT 14

Remue-mémoire

Facebook c'est mon carnet d'esquisses pour vagabonder tout en associations libres, au jardin ou après les séances. Et Timehop c'est une appli sur smartphone qui fait des sauts dans le passé, qui remonte le fil du temps, une, deux, trois et même quatre années avant ; une appli toute simple qui fourrage au fil de mes posts, ici et là, sur le mur bleu, Twitter ou Instagram, et qui propose au petit matin des instants saugrenus ou des photos oubliées, des haïkus imparfaits et délicieux. 

J'aime bien Timehop parce que c'est comme une paille dans un mojito et ça m'évoque aussi le travail de haute couture qui se déroule sur le divan, mine de rien et dans le feuilleté de l'âme : laisser surgir des affaires pas classées ou des souvenirs enfouis, des fragments de mémoire ou des légendes insensées, et puis alors pouvoir retisser un peu mon histoire et plein d'anti-histoires.

Et là, en partage, quelques perles de mémoire

22
JAN 14

Happy etc

Je rêvais d'un lieu singulier pour accompagner. Alors j'errais, je vagabondais, d'une agence à l'autre et en bord de ciel. En vain. Alors j'ai décidé de me faire accompagner. En duo, par Géraldine & Caroline.
C'était il y a quatre ans. Et, en cette année nouvelle, ces deux chasseuses-là créent leur site : www.happyetc.com. Et j'aime ajouter mon témoignage à leur création. 

02
JAN 14

A vos souhaits

Amoureuse

Explosive

Étoilée

Sauvage Animale

Transgressive

Chamboulée

Buissonnière

Poétique

Et pourquoi pas, un peu fêlée souvent

20
JAN 13

2013 généreuse

Rassurée d'être toujours en vie après la fin du monde,
elle me souhaite toute la saveur de la vie pour l'année qui commence.

Et moi, j'aime vous souhaiter des échappées belles et généreuses
sous le ciel et les étoiles,
en vos jardins intérieurs et à l'entour,
souvent
et avec ceux que vous aimez.

21
SEP 12

A deux c'est encore mieux

« Yesss ! Je viens d'être choisie ;-) Mille et un mercis à vous. » m'écrit cette coach-là au sortir de son casting sa première séance.
Et jusqu'alors c'est elle qui était toujours remerciée. Gentillement, poliment.

Alors elle est venue en bord de ciel.
Laisser à la cave ses outils et ses habits d'ange, amplifier la plainte dès le premier regard, oser les voyages en enfance, s'initier au combat thérapeutique… Elle a découvert ici ce que jamais on n'apprend ni à la grande école ni à l'académie du coaching.

Alors, n'attendez plus de ne pas avoir de client pour venir en supervision.

 

03
MAI 12

Instants en bord de ciel

C'est toute la pluie du ciel qui, sans crier gare, fracasse le silence de l'instant et qui s'abat là, sur le plafond de verre.
"Un ange passe" murmure-t-elle, elle qui aime le vice et versa de toute chose.

*

07
AVR 12

Supervision initiatique

Intimiste et aux limites, au combat et au contact, passionnément et à la folie, au féminin et au masculin, sous les toits et au-dessus, c'est ainsi qu'Eva et moi aimons initier les coachs à l'art et aux délices de l'accompagnement.
Loin des bancs des maternelles 
du coaching ou des institutions spécialisées, sans diplômes ni tableaux noirs ou de papier, c'est aussi ainsi que nos aînés les psys apprennent et se développent. En compagnie singulière, à l'envi et à foison : 

06
NOV 11

Plaisir de créer

Le blog fait peau neuve. Toujours aux couleurs du jardin, parce que c'est l'école du vivant la plus féconde : pour regarder pousser les herbes sauvages, s'allonger dans la mousse veloutée, écouter le murmure des étoiles, faire des cabrioles dans la rosée…

Et, de la blogosphère au mammifère, de nouvelles créations en cette saison rousse…

23
OCT 11

Plein d'herbes folles

Le blog de l'Art-de-Changer fera bientôt peau neuve, avec un jardin plein d'herbes rares et sauvages, de mousse et d'humus, grand ouvert aux tabous et aux démons du peuple coach, aux artisans de l'accompagnement sans habit d'ange ni robe de bure.

En attendant, et parce que c'est vraiment un délice de voyager avec un psy, entre névroses et psychoses, sur les questions de vie, d'amour et de mort, il reste une place à l'atelier avancé et décalé : Quand pathos s'invite en coaching.
Une journée co-animée par Roland Brunner et Eva Matesanz :
vendredi 4 novembre, à un vol de colombe des gargouilles et des chimères de Notre-Dame.