16
NOV 17

Méprises et maladresses. Et jeux de transfert

Un mauvais coup de visseuse-dévisseuse sur le doigt quand je répare la pompe à eau dans la mare. Une marche arrière dans un chemin creux de la forêt qui met en accordéon le pot d'échappement de ma vieille Simca. Une bouteille d'eau qui se vide dans ma musette, avec mon mobile au fond… 

Oui, je fais pas mal de bourdes et de bévues en ce moment, avec pleins de conséquences quand même. Et comme j'aime bien lire Freud, toujours, j'ai eu envie de faire ça aussi à Paris 2 : ouvrir la deuxième séance sur le thème "Méprises et maladresses". C'est le chapitre 8 de "Psychopathologie de la vie quotidienne" et c'était vendredi soir pour le master Coaching. Non pas pour faire un truc à la mode, genre "lâcher prise" ou "apprendre de ses erreurs", mais pour continuer sur le fil de l'inconscient, comme un apéritif. Parce que si l'on prend le temps d'y regarder de plus près, dans nos faux-pas du quotidien, dans nos gestes mal placés, il y a toujours un mobile au fond.

Et puis j'ai continué sur les questions de transfert. Oui, parce que la supervision, quoiqu'on en dise, c'est l'analyse du transfert. 

Si vous aimez, j'ai mis à la fin de cette note un court extrait du chapitre "Méprises et maladresses" : une confusion d'un instant, de Freud, entre marteau à réflexes et diapason. Comme une énigme à résoudre alors.

10
OCT 17

L'inconscient, au quotidien, au tournant, en séance

Ça m'a fait tout bizarre la première fois de retourner sur les bancs de la fac, là-bas à Paris 7, pour le D.U. Psychanalyse freudienne. Oui, il y a pas mal de béton et de verre alors ça m'a rappelé mes études à Tolbiac. Même si Paris Diderot c'est plus joli parce que c'est au bord de la Seine et dans les Grands Moulins de Paris.

Ça m'a aussi replongé dans mes années lycée alors que c'est beaucoup plus loin dans ma tête (Freud parlait des "provinces" de l'inconscient mais celles-ci sont sans doute intemporelles). Les tableaux sont verts et les profs écrivent à la craie. Et surtout, me retrouver assis dans une salle de classe, tout au fond ou juste sous le nez de la prof, pendant plusieurs heures, c'est comme si j'étais tout d'un coup dans mon adolescence.

J'avais du mal à rester en place, j'étais agité par l'envie de faire mon malin ou d'attaquer la prof, enfin de la mettre en difficulté. Mais à ce jeu-là , les autres étudiants étaient bien plus forts que moi. Alors je me suis souvenu que je faisais exactement ça quand je suis arrivé en sixième. Oui, je faisais tourner en bourrique la prof de musique et j'étais très amoureux de la prof de sciences nat.

C'est ça le transfert, c'est immédiat, c'est tout le temps là et je me demande comment les gens se demandent ce que c'est. Je me suis calmé et le soir, quand je suis redevenu prof pour le master Coaching à Paris 2, j'ai commencé d'emblée avec les souvenirs d'enfance et une question : Pourquoi vous avez choisi de revenir sur les bancs de la fac ? Hein, pourquoi ?!

C'était la première séance et sur le thème de l'inconscient, au quotidien, "au tournant" et en séance.

05
OCT 17

Une petite touche de folie

« Thèmes inédits et mises en situation passionnantes. » … « Explique bien les fondamentaux du coaching. Par contre, part un peu trop dans sa propre histoire et ne cadre pas bien les pratiques : pas de consigne, des contradictions... amusant mais peu enrichissant pour moi. »
J'imaginais qu'il n'y avait plus d'évaluation à la fin du master Coaching à Paris 2. Oui, l'année dernière je n'ai rien vu passer de ce rituel-là, ni note ni commentaires des étudiants sur les enseignants. Alors c'est peut-être pour ça que cette année, mine de rien, j'ai aimé aller plus loin encore, sans censure, avec plein de contradictions et de folie, "à la rencontre de l'inconscient".

Les cours recommencent cette semaine avec une nouvelle promotion et j'aime, moi aussi, retourner sur les bancs de la fac, à Paris 7, pour le D.U "Psychanalyse freudienne". Là-bas, les profs écrivent à la craie sur des tableaux noirs Les bâtiments s'appellent Olympe de Gouges, La Halle aux farines

*

27
SEP 17

Accompagner une équipe en équipe

Lean Management, Gemba, 5S, Kaïzen, TQM... Dans cette usine-là ils ont testé, adopté, déployé toutes les méthodes pour maîtriser les flux, les process, la qualité, les coûts, etc… Tout mais pas encore le "Kata", une démarche d'amélioration continue encore inédite en France. Alors Vincent, expert en organisation industrielle qui a créé sa boîte, nous a écrit :
– Eva, André, ça vous dirait, à l'un ou à l'autre, de venir avec moi accompagner une équipe de managers pour les entraîner au Kata Coaching ?"
Eva et moi on connaît bien Vincent – il participe au groupe "Innover dans le conseil" et on a animé avec lui, Eva au Luxembourg et moi dans le passé, à la Cegos –, mais on ne connaît rien au Kata. Par contre on aime bien tout ce qui se trame dans les coulisses des groupes et des équipes. Oui, les passions et les tabous de chacun qui s'entremêlent dans tous les sens, s'amplifient toujours dans un collectif et contribuent alors à le booster ou le faire patauger.
– Non ! Ni l'un ni l'autre. Parce que pour faire vraiment équipe, faisons équipe à trois, on lui a répondu.

Et c'est ainsi que je me suis retrouvé tout d'un coup dans ma vie d'avant, au beau milieu d'une usine bourrée de technologies où même les plantes ont un emplacement numéroté. Oui, toute une journée comme quand j'étais consultant, dans une salle presque aveugle sans pouvoir bouger les tables et avec les managers Production, Méthodes, Qualité, l'un des boss de l'usine, et Vincent et Eva. 

25
SEP 17

Coaching et évolutions sociétales

« Transformation digitale, articulation de l'individuel et du collectif, intergénérationnel, intelligence collective et intelligence artificielle, environnement… autant de (r)évolutions qui interpellent, impactent nos modes de vie, nos habitudes et nos cultures en tant qu'individu, collectivement et dans les modes de management des différentes organisations. »

C'est ainsi que l'antenne Nord de l'ICF pose les enjeux d'une nécessaire transformation du monde du coaching face à tous les bouleversements en cours. Car ce sera le thème d'une nouvelle Journée d'Etude à Lille, le 20 janvier prochain, en peuple coach et en débat avec « des sociologues, philosophes, chefs d'entreprise, etc, pour une humanité à réinventer et à protéger ».

Et, pour contribuer à cette journée Coaching et évolutions sociétales, Eva et moi aimons proposer un atelier entre désirs et inhibitions, entre les histoires intimes de chacun et les us et coutumes d'une pratique du siècle passé, avec plein d'outils qui se sont empilés sans vraiment se renouveler :

« Révolution du coach et évolutions du coaching, entre désirs et tabous ! »

Quelques pas plus loin ainsi sur le fil de nos créations singulières et en duo : "Mars & Venus sur le divan" (Féminin-Masculin & coaching) ; c'était en 2012 et puis après aussi : "L'inconscient un ami qui vous veut du bien" (Neuroscience & Coaching) ; "En quête de sens, en quête de soi" (Performance et quête de sens) ; "Quel accompagnement des managers pour l'entreprise réinventée ?" (Entreprise libérée).

 

29
AOU 17

Un livre à deux

"Dis, ça te dirait d'écrire un livre avec moi ?" C'est Eva qui me propose ça, souvent. Moi, quand elle me dit ça, je la regarde par en-dessous, j'essaie de noyer le poisson (c'est fou cette expression-là) et je reste longtemps sur le qui-vive après.

Je fais ça parce que ça me rappelle une vieille histoire avec mon premier livre, "Dans l'intimité du coaching". C'était avec un cheminot, enfin un coach interne à la SNCF, qui m'avait proposé ça aussi. J'avais fini par accepter mais ça avait été très compliqué pour moi d'écrire avec un autre. Tellement douloureux aussi que parfois j'imaginais tuer ce gars-là. Vraiment. J'avais apporté ça en supervision et mis un peu en scène ma pulsion meurtrière parce c'était un groupe gestaltiste. Et le superviseur de l'époque, un peu dépassé je crois, m'avait dit que je mélangeais le réel et mes fantasmes. Ça m'avait un peu calmé mais j'en étais resté là avec ma rage au fond. 

C'était il y a presque dix ans. Eva, je n'ai plus du tout envie de la tuer (avec tous mes séjours sur le divan et aussi le travail d'écriture, je suis remonté à la source de ce fantasme-là, je crois) ; elle n'est ni cheminote ni coach, parce qu'elle n'aime pas tout ce qui va sur des rails, mais c'est toujours à vif ces questions d'écriture à deux. Ça doit me renvoyer à quelque chose de profond, de très archaïque peut-être, autour de la rivalité. Et c'est justement l'un des sujets du livre qu'elle a envie d'écrire avec moi. Oui, comment chacun peut mettre de côté ses jeux névrotiques mortifères pour vraiment créer ensemble sur la scène de l'entreprise et sur le fil de l'Eros. Un peu comme on danse ensemble, mais sans que ce soit forcément sexuel. Moi, j'aime beaucoup danser avec elle mais, pour l'écriture, je n'ai pas besoin de ça, je crois. Non, je préfère écrire de mon côté, sur mon blog. Et puis des fois on me passe une commande, pour un ouvrage collectif, genre "Le grand livre" ou "Le livre d'or", du coaching ou de la supervision. Et même si ce n'est pas collectif ce genre d'ouvrage (parce que chacun écrit pour soi et sans confrontation), ça me va bien comme ça, même si c'est sans doute auto-érotique et que ça tourne de plus en plus en rond, surtout avec mes histoires d'enfance et de chiens.

23
AOU 17

A double sens

Avant, quand j'apportais sur le divan mes rêves de la nuit, j'attendais que ma psy les décode, les interprète. Mais elle n'en faisait rien. Je croyais qu'elle avait des cartes secrètes de l'inconscient et qu'elle jouait aux devinettes avec moi. Alors je grognais, je m'enrageais contre elle. Et ça c'était déjà toute une histoire. C'était même un mode relationnel. Oui, attendre de l'autre un peu ou beaucoup, être frustré et puis ruminer... Et donc je revenais à mon rêve, je lui racontais et j'ai fini par comprendre que c'est vraiment mon récit, avec tous les trous dedans, mes hésitations, les double sens, mes évocations libres, c'est tout ça au fil de la séance et dans l'après-coup qui ouvre des pistes nouvelles. 

05
JUI 17

La compagnie de la supervision

Imaginez un groupe où vous pouvez parler en groupe de tous vos tabous et de ce qui vous échappe ou se dérobe quand vous accompagnez : les ratés, les à-côtés, les à-peu-près tout ce qui sort du cadre et des modèles et qui vous met alors sur la piste du singulier. À la fois la répétition d'une histoire familière et oubliée et aussi les prémices d'une nouvelle issue qui se cherche, si vous prenez le temps d'élaborer.

Imaginez un groupe où c'est le groupe qui tisse le fil de chaque séance, sans que ce soit couru d'avance à travers des modèles, et sur un mode alors qui devient naturel et souvent dérangeant – oui, parce que ça déconstruit toujours plus ou moins pour reconstruire et créer.

Un groupe qui fait sa vie de groupe au fond : qui se défend et met chacun à l'épreuve de sa différence ainsi.

21
JUN 17

Séparation, dépendance et transfert

C'est au square que j'ai aimé préparer la dernière séance de supervision à Paris 2 pour le Master Coaching. Oui, sur le thème de la séparation puisque c'était la fin.
Les années d'avant, je proposais de tricoter le fil existentiel de la finitude, une maille à l'endroit, une maille à l'envers : l'incontournable perte ou disparition de toute chose, l'angoisse plus ou moins consciente qui l'accompagne, et nos stratagèmes intimes pour l'ignorer ou la défier. Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, je préfère travailler "autour de". C'est sur le divan que j'ai appris ça, dans mes traversées sur les chemins de l'inconscient.


Et donc, au square, quelques jours avant la séance, j'ai observé un enfant découvrir des pigeons, essayer de les attraper et, en même temps, hurler « OUASOO… OUASOO », une manière de symboliser ainsi.

Et j'ai l'impression – mais sans doute ai-je projeté –, qu'il voulait non pas les attraper mais les étriper les pigeons. "Ne touche pas ! C'est sale !" lui lançait sa mère. Et moi, je montrais à l'enfant comment, avec des miettes de pain, les attirer un peu.

Tout ça m'a fait penser au jeu de la bobine, ce jeu que Freud observa chez son petit fils, Ernst, et qu'il décrit dans "Au-delà du principe de plaisir" : le "Fort/Da".
Freud vit jouer l'enfant avec une bobine en bois entourée d'une ficelle. Il jetait la bobine par-dessus son lit, elle disparaissait, tout en s’écriant  « o-o-o-o » qui est l'ébauche du mot « fort 
» (« loin » en allemand) ; puis l'enfant tirait sur la ficelle pour faire réapparaître la bobine et la ramenait à lui en s'exclamant « Da ! » (« là »).
Freud relie ce jeu à la situation de l'enfant à cette période : quand sa mère s'absentait pendant de longues heures. Le jeu symboliserait ainsi la disparition et la réapparition de la mère.
Et le jeu serait similaire à un espace psychique dans lequel l'enfant peut faire le lien entre présence et absence, dedans et dehors, lui et les autres… Dans cet espace qui apprivoise le manque, il ne se pose pas la question du vrai ou du faux, et plonge dans un univers singulier entre le réel et l'imaginaire où il peut déplacer, représenter, jouer ses émotions : c’est l'univers symbolique.
Pour Freud, la psyché de l'enfant va se construire sur ce prototype de la maîtrise de la présence-absence (de la mère, du corps).

Et j'ai aussi proposé un atelier sur tout le contraire de la séparation : les dépendances et les addictions.

Et puis encore, pour ceux qui le voulaient, un autre atelier pour tenter d'approcher et puis analyser le transfert qui s'était tissé, avec moi, au fil de l'année.
Trois ateliers en parallèle donc, et séparés. Et c'était bien.

En partage, ici, mes notes pour cette dernière séance.

26
MAI 17

Par qui être accompagné ?

« Ce serait un homme ou une femme ? Plutôt jeune ou bien âgé ? Silencieux ou pas du tout ? Vous seriez allongé ou face à face ? … ?
Vous vous laissez aller ainsi entre vous, en petit groupe, fantasmer celui qui vous accompagnera.
»
C'était vendredi soir à Paris 2 et c'est comme ça que j'ai commencé la supervision en groupe. Et, dans la foulée, sans rompre le fil, j'ai proposé de continuer comme ça, enfin d'ouvrir un peu à d'autres, sur le fil des jeux de transfert :
« Chacun de vous se retourne un instant vers le reste du groupe et choisit celui ou celle qui semble le plus proche de son fantasme : homme ou femme, plus ou moins âgé, silencieux… Et puis alors vous faites de la place à ceux-là dans votre groupe. Et une fois tout à côté, vous continuez en racontant en quoi il ou elle est proche de ce que vous imaginez ? Et puis aussi en quoi il ou elle est bien différent, 
par certains côtés, peut-être ? »

Et j'ai proposé encore un moment ainsi, toujours sans rompre le fil. Oui, parce que d'habitude je fractionne les séquences, mais là j'aime le mode fondu enchaîné :
« Et enfin, sur le fil de vos souvenirs, vous vous demandez ce que ça vous évoque cet autre, cette relation-là ? »

Donc tout ça, c'était l'autre soir, pour le Master Coaching. Sixième séance. Avec une question qui avait surgi la séance d'avant, à la pause : Par qui être accompagné ?
Et moi, forcément j'avais un parti pris, une réponse très orientée psychanalyse ! Alors j'ai imaginé ce cheminement-là pour laisser à chacun se raconter son histoire : du futur, vers le présent et puis vers le passé. Parce que tout ça, c'est très entremêlé sur la scène de l'inconscient.

Et au bout du compte, au bout de ce cheminement-là, il y en a qui ont entraperçu que leur fantasme, la figure de l'autre, celui qu'ils voulaient pour être accompagné, c'était comme une répétition dans le sens de leur histoire intime… ou bien à contre-sens. 

Et la trame de la séance, là, en partage. 

05
MAI 17

Groupe de Pratiques Collaboratives

Cultiver le "vivre-ensemble", l'économie du partage, prendre soin des biens communs… Développer l'intelligence collective, l'innovation collaborative… Dans la cité comme dans l'entreprise, chacun appelle de ses vœux la coopération. Mais tout ça ne va pas de soi. Oui, parce qu'un groupe est propice à toutes les passions au fond, autant créatrices que destructrices.

Et c'est pour ça que, sur le fil de nos accompagnements et à l'écart des outils à la mode, Eva et moi on aime créer les Groupes d'Analyse de Pratiques Collaboratives. Pour faire du travail en groupe, l'objet de travail d'un groupe. C'est en duo, au féminin-masculin donc, et c'est vraiment précieux pour une écoute sensible des passions au cœur d'un groupe. 
Et c'est pour la rentrée.

Bienvenue à ceux qui aiment diriger ou animer des équipes, former ou accompagner des groupes, en entreprise ou en réseau.

25
AVR 17

Des biens pas communs

C'est fou, toi et moi, on n'a rien en commun, elle m'a dit ce matin-là. Je ne sais pas trop pourquoi elle m'a dit ça, comme ça, à son réveil. Peut-être parce qu'elle pensait soudain à ses travaux et ses recherches sur "La psychologie du collaboratif" et moi, si c'est ça, je donne volontiers mon corps à sa science. Mais vraiment aucun point commun !, elle a renchéri. Ce mot-là – renchéri –, c'est moi qui l'ajoute ici parce que je le trouve joli. Mais c'est bizarre quand même, ai-je pensé, parce que dans l'imaginaire populaire, s'aimer c'est se trouver plein de points communs et se retrouver ensemble autour de tout ça aussi. "Qui se ressemble s'assemble", comme on dit. 

18
AVR 17

Examen d'inconscience

C'est comme ça chaque année, on est d'accord, au beau milieu du fil de la supervision en groupe, Thierry Chavel – le boss du Master Coaching à Paris 2 –, vient un moment à l'écoute des questions des étudiants, et peut-être aussi de leurs angoisses, à l'approche de tous les rituels pour avoir le diplôme : épreuves écrites, mémoire, soutenance.
Et 
d'habitude, une fois Thierry reparti, moi je passe du coq à l'âne : je reprends mon fil. Thématique, didactique.
Mais là, et de plus en plus, j'en fais de moins en moins. Enfin j'apprends à laisser le groupe tisser de lui-même.
Et donc ce soir-là, c'était la cinquième séance et j'ai aimé continué avec ce fil-là des peurs et des vieilles histoires, des fantasmes et des répétitions qui se trament derrière les rituels qui s'annoncent. A l'école du coaching comme depuis longtemps sans doute, pour chacun.

Voyage au fil des souvenirs donc. D'abord en duo, à demi silencieux. Et puis ensuite en petit groupe Balint sur les questions de mémoire et d'écriture.
Ni supervision ni coaching d'équipe, ni codev ou techniques à la mode, le groupe Balint c'est l'une des formes de l'analyse en petit groupe et au naturel : sur le fil des associations libres, sur le fil de l'inconscient d'un groupe. (*)

En partage ici, la trame de cette séance.

(*) Dans son nouvel ouvrage, La psychologie du collaboratif, Eva nous raconte aussi plein d'expériences sur la "groupe-analyse" et les ressorts intimes, les processus inconscients et la conflictualité au cœur des groupes humains. Et c'est inspirant, je trouve, pour sortir des "déroulés" élucubrés a priori.