06
SEP 15

C'est la rentrée !

Je marche sur un chemin de crête derrière la maison de mon enfance. Je marche d'un bon pas parce que la nuit va bientôt tomber. Et soudain, juste devant moi, enfin à 100 mètres, je vois une énorme araignée. Elle est à 100 mètres. Je ne sais pas pourquoi j'insiste sur ça, là, en vous racontant ce rêve, je dis.

– Cent mètres, elle répète derrière moi.

Elle n'a jamais fait ça : me parler un instant au milieu d'un rêve, enfin du récit d'un rêve. Alors je me dis qu'il y a un autre sens peut-être derrière ces 100 mètres. Et comme ici c'est souvent sexe ou violence derrière les mots, j'essaie un instant avec ça. Et ça pourrait être "mettre du sang", parce qu'il y avait pas mal de sang ces derniers jours autour de moi mais, là, ce n'est qu'un jeu de mots et c'est pas dans le rêve.

 

03
SEP 15

Innover dans le conseil : Soirée Portes ouvertes

Avec tout à la fois le désir d'indépendance des clients, la pression continue des acheteurs, "les barbares qui attaquent" et la révolution numérique (l'accès aux meilleurs en deux ou trois clics), les métiers du conseil et de la formation sont profondément chamboulés et bien tourneboulés.

Et c'est pour ça qu'avec Nathalie, Emmanuel et Vincent, – directeurs associés ou indépendants, en cabinets de conseil ou de formation, en management ou en organisation, – Eva & moi on aime bien, on aime beaucoup se retrouver régulièrement et en after work. Pour se confronter et innover dans les missions et au cœur du métier.

On chemine ensemble autour de cas complexes, un peu comme les médecins qui savent bien que le "médicament" c'est eux aussi au fond (groupes Balint). Eva aime apporter sa touche singulière sur l'Art du lien (en duo, en collectif), et ça permet aussi de faire plein de cocktails Consulting & Coaching savoureux et naturels.

Pour poursuivre l'aventure, notre groupe accueille d'autres confrères et c'est pour ça alors qu'on aime créer en cette rentrée une soirée Portes ouvertes : chacun de nous invite des praticiens avec qui nous nous sentons a priori en affinités.

 

01
SEP 15

Des fois elle passe par l'Opéra

"Ils ont posé une grosse plaque d'acier sur le distributeur de billets alors je ne pourrai pas encore vous régler aujourd'hui."
La semaine dernière, elle avait préféré arriver en retard pour retirer de l'argent parce que la fois d'avant c'était le contraire, elle était pile poil à l'heure mais sans l'argent parce que c'était beaucoup trop juste. Alors à la fin de cette séance-là elle m'avait demandé : "Je peux aller retirer du liquide et remonter si vous voulez ?" (Tiens, j'avais jamais pensé à ça.)

Sa psy d'avant était conventionnée, alors j'imagine que sortir de l'argent c'était pas une question.

25
AOU 15

Défenses naturelles & Coaching

Un site web bien sous tous rapports, un blog sans un poil qui dépasse, un profil LinkedIn nickel auto-censure ou dévoilement, cloisonnement ou strip-tease, notre manière de nous la raconter sur le web et sur la terre est truffée de défenses massives ou subtiles.

Et détricoter tout ça est vraiment propice au meilleur. Car elles viennent de loin ces défenses-là au fond. Ça vient de ces premiers instants où se mêlaient tout à la fois notre désir de voir et d'être vu. Et ça s'emmêle avec l'inverse aussi : la peur de nous exposer ou bien de voir le plus intime, avec aussi l'excitation de transgresser au fond
Questions de regards et ambivalence alors.

23
AOU 15

Bricoler ou faire l'amour

L'autre jour, j'avais creusé sous le soleil, profondément, pour planter deux poteaux de bois et, à présent, pour continuer, j'avais besoin d'un niveau à bulle.
Mais je l'ai laissé dans la cave de ma vie d'avant mon niveau à bulle.

(C'est peut-être pour ça que tu prends des photos de travers ?! me dit un ami, pour me taquiner. Mais c'est pas pour ça, c'est parce que je trouve qu'on m'a regardé de travers quand j'étais petit ; enfin, j'arrivais pas à savoir ce qu'il y avait vraiment dans le regard des grands autour de moi).

Le niveau à bulle, là, c'était pour fignoler une nouvelle création au jardin, enfin pour une construction de bois entre le jardin et la rue.

21
AOU 15

Psychanalyse en entreprise

« Par les temps qui courent chacun de nous a beau jeu de s’insurger contre la sauvagerie et la violence des hommes au-dehors et à l'entour. Mais la violence et la barbarie sont en chacun de nous aussi. [Libres associations sans censure ni morale, voyages en enfance et reviviscences alors, sur divan ou canapé, pour prendre soin de détricoter ce qui nous torture et nous enferme au fond, ce qui se répète à notre insu et qui vient de loin parfois. »

C'est ainsi que j'aimais évoquer l'histoire d'un accompagnement dans une banque et sous le signe du "harcèlement inversé" : Humaine nature
Ces violences, à l'endroit ou à l'envers, et bien d'autres encore étaient devenues ma spécialité dans cette banque-là ; alors quand la DRH m'a sollicité pour un "nouveau cas", épineux et bien entremêlé avec un autre, j'ai aimé passer le relais à Eva.

Eva qui, pour accompagner ne s'embarrasse pas de tous les détours du coaching (ses rites et ses raccourcis, ses facilités et ses vérités) et qui aime prendre le temps, là sur son blog, de faire le récit tout à la fois de ce passage entre nous ("transfert du transfert", toujours si sensible) et de ce "cas"-là.

Récit intime et subjectif « … parce qu'il n’y a que par le récit que nous pouvons rendre compte, nous approcher, du vivant de nos séances. Tout sauf un acte clinique au sens d’un savoir doctoral. Clinique au sens du au chevet de celui, singulier, qui nous confie, vulnérable, tout ce qu’il contient à peine. Et dont nous ne saurons rien. Simples passeurs. » écrit-elle.

 

13
AOU 15

Plutôt qu'appeler la maréchaussée

Je n'avais jamais écrit comme ça. Enfin, je veux dire, sur le fil des associations libres. Vraiment.
Ça, je le réservais au divan. Alors quand cette histoire-là était finie (même si c'est jamais vraiment fini, au fond), je me suis dit si j'en fais une note de blog, ça va encore faire déguerpir plein d'abonnés. (Surtout que, maintenant, il y a des DRH qui s'abonnent à ma newsletter.)

Fais une intro pour faire passer la pilule, je me suis dit. Sur l'obsolescence programmée ou le transhumanisme par exemple, sur les applis mobile ou les jeux de transfert, sur le trauma ou le besoin de magie, comme dans l'enfance…

Mais là c'est l'été et j'ai pas réussi.

*

 

05
AOU 15

Frérocité

Ce mot frérocité c'est à la radio que je l'ai entendu la première fois. J'étais sur une petite route de campagne, dans ma vieille voiture, – Il faut que je retienne ce mot-là, je me suis dit – je n'avais rien pour écrire mais j'avais noté que c'était la combinaison de deux mots ; une combinaison inventée par Lacan.

Plus tard, j'ai voulu retrouver ce mot qui m'avait tant accroché ; j'ai recherché l'émission, j'ai googlisé, j'ai essayé plein de combinaisons, comme sur un cadenas à combinaison. En vain. Alors j'ai fini par oublier ce que j'avais oublié.

Frère, férocité ! Je ne sais pas comment ni pourquoi, un jour, les deux mots me sont revenus. Et la combinaison avec.

Enfin, si, je crois savoir pourquoi c'est revenu soudain. Depuis quelques temps, sur le divan et dans mes rêves, je découvrais une grosse part de ce que j'avais enfoui jusqu'alors : ma rivalité avec mes frères, la jalousie infantile et cachée.
On était une famille nombreuse (cinq 
enfants et moi au beau milieu de tout ça) ;  ma mère était nourrice agréée et pour moi ça a corsé l'affaire au fond. Et c'est pour ça que la découverte de cette part-là en moi agitait plein de défenses : dénégation, parties de catch avec ma psy, verrouillage de ma mémoire Mais l'inconscient était lâché ; irrépressiblement !

Ainsi, en même temps, une nouvelle création personnelle me procurait un plaisir jubilatoire, infantile et irrépressible aussi : Le GorafiCoach, ces micro-fictions où j'épingle les us et coutumes du peuple coach, de mes confrères qui tiennent à distance la psychanalyse. Comme si la rivalité était créatrice pour moi.

Et puis, il y a aussi la supervision de ceux que j'accompagne : elle fait resurgir en moi des élans complices ou bagarreurs souvent.

Alors j'ai voulu en savoir plus. Et de fil en aiguille, j'ai trouvé un livre de J.-B. PONTALIS : "Frère du précédent".

 

27
JUI 15

Rêve ou cauchemar ?

Et vous vous êtes réveillé alors ? elle me demande.

– Oui, je vous l'ai dit, je lui dis.

– Alors c'est un cauchemar ! elle ajoute.

Ah, d'accord ! je me dis ; et c'est aussi la réponse à une question de la séance d'avant, quand j'évoquais le rêve de Chloé – cette jeune femme que j'accompagne et qui tue sa mère et ses sœurs et puis après se fait tabasser par sa boss en Twingo – pour lui demander si c'était vraiment un cauchemar ça ? Car comédie romantique ou film d'horreur, si le rêve c'est toutes nos pulsions refoulées, qu'est-ce qui fait la différence au fond ? Mais ma psy ne m'avait pas répondu.

Et moi, là, le rêve que je viens de lui raconter, c'est une histoire de meurtre aussi. Des meurtres en série et au couteau. Et puis un suicide après. Ça commence avec un homme qui égorge des curés. Et ça se passe dans le désert. Je sais que ce sont des curés parce qu'ils sont en soutane. Mais l'égorgeur est de la même race que les curés et c'est bizarre, je trouve, qu'il les tue, un par un.

Moi, je suis le dernier du groupe à devoir y passer mais je sens bien au fond que l'homme ne pourra pas m'avoir. Parce que je sais que je peux marchander, négocier avec lui. Alors je commence à lui parler, à parlementer. Et ça marche bien sûr. Alors, lui et moi on se retrouve dans un grand bâtiment administratif, genre mairie. Il se laisse faire et je réussi à le pousser au suicide ! Il se jette du haut d'un grand escalier de marbre. Mais la première volée de marches ne suffit pas, alors je lui dis de recommencer et il tombe encore et il s'écrase enfin tout en bas de l'escalier. Mais, à ce moment-là, un autre homme mystérieux surgit et me demande pourquoi je fais ça ? Hein, pourquoi ?!

Et c'est là que je me suis réveillé.

22
JUI 15

L'accompagnement au naturel et en duo féminin-masculin

C'était un soir de mai, Eva & moi avons eu l'envie d'inviter ceux et celles qui, au plus près, au long cours, nous fréquentent et puis celles et ceux qui cherchent bien autre chose que tout le surgelé ou les conserves en coaching.
Rencontres en libres associations alors, les portes de l'Atelier étaient grandes ouvertes ce soir-là pour découvrir, au contact et du dedans, l'accompagnement au naturel et en duo féminin-masculin.

Au naturel toujours, parce qu'avec 3,8 milliards d'années de R&D à son actif, la nature a forcément des choses à nous apprendre.
Et en duo féminin-masculin parce que, quoiqu'on dise, c'est bien ça l'origine du monde.

On a aussi aimé inviter Alexandra Ha Duong, une gentille barbare rencontrée un soir de printemps et qui, caméra au poing, a pris soin d'attraper des mots et des images, et puis tisser un fil de ce moment-là.

Merci à Loïc Deconche, Lionel Ancelet et Karim Meslem pour les mots et les échos à cette forme-là d'accompagnement.
 

20
JUI 15

L’entreprise se réinvente, un nouveau défi pour les coachs

« Quel accompagnement des managers pour l'entreprise réinventée ? »
Disruptures, uberisation, corporate hackers, job out, entreprises libérées
 quand le monde économique et les modes de management sont bouleversés, les modèles de coaching sont aussi remis en question et appelés à se renouveler ; profondément.

Et pour avancer sur ces chemins par nature inconnus et qui se dérobent toujours, nous aimerons réunir dans un même atelier les parties prenantes du coaching d'entreprise : managers, RH et coachs. 

Et nous accompagnerons ensemble ces trois communautés pour quitter un instant – le temps de l'atelier –, les rôles établis et les cadres de référence, les postures et les process d'accompagnement des ressources humaines, et puis alors cheminer, confronter et mettre à jour ce qui, pour chacun singulièrement, freine et libère cette dynamique de transformation.

Et pour animer ce groupe-là sur le fil du chaos créateur, nous proposerons un mode de travail tout à la fois sécure et ouvert au surgissement et à l'inattendu : l'accompagnement au naturel et en duo féminin-masculin.

Ça, c'est le pitch de notre nouvel atelier avec Eva pour la Journée d'études ICF, à Lille, le 23 janvier prochain.
 

15
JUI 15

Sur le chemin des cigales

– Quand j'étais enfant, je me demandais où elles étaient les cigales qui chantaient sur les chemins au soleil ?

Elle me dit ça en marchant, là, sur le chemin des cigales, et je sens bien que ce n'est pas vraiment une question au fond. Elle aime bien babiller comme ça avec moi et sur le fil des associations libres.

 Mais moi, je n'ai jamais vu les cigales quand elles chantaient, elle ajoute.

Et je vois bien qu'elle pose tout doucement ses pieds sur le chemin, qu'elle scrute les hautes herbes, les creux du sentier et de l'enfance.

–  … 

12
JUI 15

Qui a commencé !

Je me ballade en vélo ou en trottinette avec mon frère. On est en enfance. Soudain il y a une femme en voiture pas sympa du tout qui stoppe brusquement devant nous. Et elle sort de sa voiture. Et elle veut nous faire la morale mais je ne sais pas trop pourquoi au fond. Et c'est plutôt dirigé vers mon frère. Alors je m'arrête et je l'insulte à mon tour. Je lui dis qu'elle est vieille, grosse, vraiment très moche et je lui balance plein d'autres gros mots pour bien la blesser au fond mais dont je ne me rappelle pas à présent.
Alors elle pique une grosse crise de rage. Mais mon frère et moi on file illico et à grande vitesse, en vélo ou en trottinette toujours. Et j'ai très peur que la femme nous poursuive. On traverse des petits villages de pierre dans le Sud Ouest de la France, genre Saint-Antonin Noble Val ou Cordes-sur-Ciel. Mais mon frère, derrière moi, va beaucoup moins vite hélas, alors j'ai peur que la méchante femme le rattrape.

Je me réveille parce que je crois que quelqu'un me dit que la femme est maintenant très très mal en point, genre crise cardiaque. Et que tout ça c'est peut-être de ma faute. Mais c'est elle qui a commencé, non !? je me dis.