20
FéV 14

Faits d'hiver

S'il n'y avait pas l'interdit du sexe, murmure-t-elle, je partirais finir ma vie au couvent.

*

Deux détrousseuses de l'aube interceptées en flagrant délit à la station Saint-Georges (ligne 12).
Elles aimaient dérober les rêves des voyageurs qui étaient un instant endormis dans le serpent de fer.

*

05
FéV 14

Pulsions & défenses

"Attendez ! Là, je dois remettre mon soutien-gorge. Et j'ai mis un peu d'Opium pour venir ce soir."
"Mais pourquoi, pourquoi vous nous laissez rire ou glousser hors du bocal ? Moi ça me donne envie de pleurer alors."
"Oui, et moi quand j'assistais à des présentations de malades en HP, jamais, jamais personne ne moufetait derrière le médecin psychiatre."
"Et puis on dirait que vous faites tout le temps du théâtre !"
"Mais non, arrêtez ! Au contraire c'est comme si chacun de nous, là, dans le groupe, était une part de l'inconscient de l'autre."

C'était vendredi soir à Paris II, 4ème séance de supervision en groupe. J'avais choisi le thème des pulsions, agressives et sexuelles, en coaching ; et en associations libres toujours.
Et beaucoup n'ont pas vraiment aimé cette séance-là.

29
JAN 14

Cultiver son intelligence relationnelle

Métamorphose en bord de ciel, c'est comme un conte pour adultes de Mathias Malzieu, le poète et chanteur du groupe Dionysos.
Et les métamorphoses, c'est aussi ce qui arrive aux groupes que l'on crée ici, que l'on aime animer Eva et moi, en ce coin-là du ciel.
Pour ceux qui viennent ici, en coup de foudre ou en coup de vent, c'est toujours bien vivant, ça chamboule et ça transforme au fond.
Et les "Innopreneurs" c'est l'un des groupes au long cours ; innovateurs et entrepreneurs, indépendants ou managers, ils aiment se retrouver ici en after work pour confronter, créer et aller dans le monde. Comme un trampoline au bord des nuages.
Et ce groupe-là, en cette année nouvelle, il innove et se transforme ; il s'ouvre à d'autres managers, leaders de projet ou consultants, à ceux dont le cœur de métier est l'art de la relation ; comme un talent tacite et aussi un talon d'Achille au fond.
Si vous aussi vous aimez, alors vous êtes les bienvenus dans ce groupe de pairs pour développer et cultiver votre intelligence relationnelle.

 

23
JAN 14

Quel âge avez-vous ?

- Mais le coaching ce n'est pas censé servir à ça !, elle lâche soudain, coupée dans son élan par je ne sais quoi.
Et "ça" c'est son humeur sombre du matin qu'elle apporte là avec elle et qui lui colle à la peau ; et avec ça, son envie de pleurer. Et puis aussi tous les morts qui semblent l'entourer, qui peuplent sa mémoire.
C'est comme si elle vivait dans un cimetière, je me dis. Je pourrais lui demander "à quoi c'est censé servir le coaching ?" mais je préfère remonter à la source avec elle :
- Qui vous empêchait de dire votre humeur sombre ?, je lui demande.

22
JAN 14

Happy etc

Je rêvais d'un lieu singulier pour accompagner. Alors j'errais, je vagabondais, d'une agence à l'autre et en bord de ciel. En vain. Alors j'ai décidé de me faire accompagner. En duo, par Géraldine & Caroline.
C'était il y a quatre ans. Et, en cette année nouvelle, ces deux chasseuses-là créent leur site : www.happyetc.com. Et j'aime ajouter mon témoignage à leur création. 

13
JAN 14

Contre-transfert & Interprétations en coaching

- J'avais un rendez-vous juste avant de venir et c'est bizarre, je me suis senti bigrement empêtré avec ce client-là, je lui dis en m'allongeant sur son divan. 

- Il évoquait son histoire personnelle et c'était pour moi les fragments d'une énigme. Mais j'étais comme bloqué, empêché, pour le questionner. C'est étrange mais ça m'arrive parfois aussi avec d'autres clients. Certes c'était le premier rendez-vous, mais explorer d'emblée l'histoire de l'autre, c'est pour moi un fil d'Ariane précieux mais là c'était comme coupé !

- Et cet homme-là, il me fait penser à mon père au fond. Mais ça ne m'a pas avancé de savoir ça ! C'est sans doute mon contre-transfert mais je ne savais pas quoi en faire. Alors j'ai essayé de mettre ça de côté
- Mettre ça de côté, ça ne fait pas avancer ! elle me lance.
- Oui, j'étais encore plus empêtré !
- Empêtré avec lui, comme vous l'étiez avec votre père pour questionner son histoire !
- Oooh ! Putain ! je lâche confus d'être soudain aussi vulgaire avec elle. Oh ! J'avais jamais vu ça comme ça ! j'ajoute.

Ça, c'est un bout de séance avec ma psy où a surgi le thème du transfert et de ses effets en coaching. Et sur ce thème-là, après "l'espace analytique en coaching", Eva et moi on aime inviter à nouveau Jean-Marie von Kaenel, notre ami psychanalyste à une nouvelle journée au début du printemps et pour le peuple coach.

 

11
JAN 14

Transfert

"Dites, comment je fais si celui que je coache est en libres associations ?"
"C'était comme sur le divan mais là, je pouvais voir celle qui m'accompagne ; et elle me parlait !"
"Cet "étrange étranger" comme vous dites, celui que j'ai choisi ici, c'était moi au fond."
"Non, c'était bien, c'était doux mais du plus loin qu'il m'en souvienne, cette femme ne m'évoquait personne ; il n'y avait aucun transfert entre nous !"
"Dites, c'est normal si moi je n'ai pas vraiment de souvenirs d'enfance ?"

C'était hier soir à Paris 2 avec les étudiants du master Coaching, 3ème séance de supervision en groupe ; j'ai choisi de cheminer avec eux sur le thème du transfert, tout en évocations libres. 

 

02
JAN 14

A vos souhaits

Amoureuse

Explosive

Étoilée

Sauvage Animale

Transgressive

Chamboulée

Buissonnière

Poétique

Et pourquoi pas, un peu fêlée souvent

30
DéC 13

Deux semaines de vacance

Maltraitant ! Depuis que, sur le divan, j'ai découvert cet élan-là aussi au fond de moi, je suis plus vigilant. Certes j'ai maintenant la sensation d'être comme une grenade dégoupillée mais ça semble limiter les dégâts autour de moi.
- J'ai l'impression que ça se calme aussi avec vous, je lui dis quand je reviens m'allonger là tout près d'elle.

- Dites, est-ce un élan qui se retient ou bien qui se dissout à jamais ? je lui demande.

22
DéC 13

Une femme tue son psy

Après "l'espace analytique en coaching", une nouvelle journée avec Jean Marie von Kaenel, psychanalyste et écrivain, ami et voisin. Ce sera le vendredi 28 mars à l'Atelier des Jardiniers : Contre-transfert & Interprétations
Et pour préparer cet atelier-là, Eva et moi on aime bien partager avec Jean-Marie des livres qu'on aime. Oh ! pas des ouvrages théoriques ou cliniques mais des romans délicieux. Ainsi le premier roman de Julia Deck paru l'été d'avant aux éditions de Minuit : VIVIANE ELISABETH FAUVILLE.
Quand une patiente assassine son psychanalyste ! Coup de folie passager ? Vengeance ? Étape ultime du transfert ? Pas si simple !

 

17
DéC 13

L'accompagnement au naturel

C'est vraiment inédit de pouvoir découvrir les ingrédients de l'analyse et s'initier à ses prémices sans forcément s'allonger sur un divan de velours. Car quand l'irrationnel ou l'impensable surgissent en séance, quand les outils de coach n'ont plus vraiment d'effets, il est bon de revenir aux sources vives du métier. 
Et parce qu'on aime partager nos travaux et nos avancées, Eva & moi créons un nouvel atelier singulier pour cette école de coaching et de la relation que dirige Christophe Peiffer au bord de la mer :  Equilibrio Mind Institut.

Deux jours à la croisée des chemins entre coaching & psychanalyse, les 6 et 7 mai à Grasse.
 

13
DéC 13

Brouillard - 2 degrés

À l'Agence Spatiale Européenne, bureaux de verre en rez-de-rue, il y a une femme sortie tout droit d'entre les pages d'un roman japonais. Elle a accroché une carte du ciel sur son mur de verre. Elle reste tard le soir. Son aire de repos du jour. Et quand le vigile a fini sa ronde, elle joue du violoncelle dans la pénombre.
Mais jamais aucune mélodie ne sort de son bocal. 

*

09
DéC 13

Régression initiatique

« Revenir sur les bancs de l'école, c'est retourner en un lieu familier de notre enfance, un lieu singulier qui ne nous a pas laissé indemne. Et plein d'empreintes originelles au fond : dans notre rapport au savoir et aux diplômes ; bons points et premiers prix. Et dans notre lien aux autres, au groupe 
Alors, ici, aujourd'hui, sur les bancs de cette université, il y a comme une régression implicite, une répétition initiatique. Initiatique si elle est détricotée et mise en conscience, élaborée, analysée.
Et mon envie ce soir, c'est de voyager avec vous sur ces sentiers-là. »

Ça, c'était vendredi soir : deuxième séance de supervision pour les étudiants du Master Coaching à Paris 2. Et ces quelques mots de moi, comme une mise en bouche.
« Mais non, ça n'a rien à voir ! » a aussitôt protesté celui-là ; et elle aussi et puis cet autre encore. « Nous sommes des adultes aujourd'hui ! » « Mais pourquoi faudrait-il revenir aux sources ? » 

C'est alors que soudain la jeune femme qui s'agitait là, à côté de moi, qui voulait protester elle aussi, mais à rebours de tout le brouhaha, cette jeune femme-là s'est levée ; en larmes. Et puis elle est sortie. Longtemps. Silence et inquiétude dans le groupe et puis tentative de recherche et désir de retrouvailles. En vain. Et quand elle est revenue, calino-thérapie. Soulagement d'un instant. Et c'est après alors que le voyage vers le drame d'avant et de longtemps a pu commencer. Cahin caha mais irrésistible.