22
JAN 14

Happy etc

Je rêvais d'un lieu singulier pour accompagner. Alors j'errais, je vagabondais, d'une agence à l'autre et en bord de ciel. En vain. Alors j'ai décidé de me faire accompagner. En duo, par Géraldine & Caroline.
C'était il y a quatre ans. Et, en cette année nouvelle, ces deux chasseuses-là créent leur site : www.happyetc.com. Et j'aime ajouter mon témoignage à leur création. 

13
JAN 14

Contre-transfert & Interprétations en coaching

- J'avais un rendez-vous juste avant de venir et c'est bizarre, je me suis senti bigrement empêtré avec ce client-là, je lui dis en m'allongeant sur son divan. 

- Il évoquait son histoire personnelle et c'était pour moi les fragments d'une énigme. Mais j'étais comme bloqué, empêché, pour le questionner. C'est étrange mais ça m'arrive parfois aussi avec d'autres clients. Certes c'était le premier rendez-vous, mais explorer d'emblée l'histoire de l'autre, c'est pour moi un fil d'Ariane précieux mais là c'était comme coupé !

- Et cet homme-là, il me fait penser à mon père au fond. Mais ça ne m'a pas avancé de savoir ça ! C'est sans doute mon contre-transfert mais je ne savais pas quoi en faire. Alors j'ai essayé de mettre ça de côté
- Mettre ça de côté, ça ne fait pas avancer ! elle me lance.
- Oui, j'étais encore plus empêtré !
- Empêtré avec lui, comme vous l'étiez avec votre père pour questionner son histoire !
- Oooh ! Putain ! je lâche confus d'être soudain aussi vulgaire avec elle. Oh ! J'avais jamais vu ça comme ça ! j'ajoute.

Ça, c'est un bout de séance avec ma psy où a surgi le thème du transfert et de ses effets en coaching. Et sur ce thème-là, après "l'espace analytique en coaching", Eva et moi on aime inviter à nouveau Jean-Marie von Kaenel, notre ami psychanalyste à une nouvelle journée au début du printemps et pour le peuple coach.

 

11
JAN 14

Transfert

"Dites, comment je fais si celui que je coache est en libres associations ?"
"C'était comme sur le divan mais là, je pouvais voir celle qui m'accompagne ; et elle me parlait !"
"Cet "étrange étranger" comme vous dites, celui que j'ai choisi ici, c'était moi au fond."
"Non, c'était bien, c'était doux mais du plus loin qu'il m'en souvienne, cette femme ne m'évoquait personne ; il n'y avait aucun transfert entre nous !"
"Dites, c'est normal si moi je n'ai pas vraiment de souvenirs d'enfance ?"

C'était hier soir à Paris 2 avec les étudiants du master Coaching, 3ème séance de supervision en groupe ; j'ai choisi de cheminer avec eux sur le thème du transfert, tout en évocations libres. 

 

02
JAN 14

A vos souhaits

Amoureuse

Explosive

Étoilée

Sauvage Animale

Transgressive

Chamboulée

Buissonnière

Poétique

Et pourquoi pas, un peu fêlée souvent

30
DéC 13

Deux semaines de vacance

Maltraitant ! Depuis que, sur le divan, j'ai découvert cet élan-là aussi au fond de moi, je suis plus vigilant. Certes j'ai maintenant la sensation d'être comme une grenade dégoupillée mais ça semble limiter les dégâts autour de moi.
- J'ai l'impression que ça se calme aussi avec vous, je lui dis quand je reviens m'allonger là tout près d'elle.

- Dites, est-ce un élan qui se retient ou bien qui se dissout à jamais ? je lui demande.

22
DéC 13

Une femme tue son psy

Après "l'espace analytique en coaching", une nouvelle journée avec Jean Marie von Kaenel, psychanalyste et écrivain, ami et voisin. Ce sera le vendredi 28 mars à l'Atelier des Jardiniers : Contre-transfert & Interprétations
Et pour préparer cet atelier-là, Eva et moi on aime bien partager avec Jean-Marie des livres qu'on aime. Oh ! pas des ouvrages théoriques ou cliniques mais des romans délicieux. Ainsi le premier roman de Julia Deck paru l'été d'avant aux éditions de Minuit : VIVIANE ELISABETH FAUVILLE.
Quand une patiente assassine son psychanalyste ! Coup de folie passager ? Vengeance ? Étape ultime du transfert ? Pas si simple !

 

17
DéC 13

L'accompagnement au naturel

C'est vraiment inédit de pouvoir découvrir les ingrédients de l'analyse et s'initier à ses prémices sans forcément s'allonger sur un divan de velours. Car quand l'irrationnel ou l'impensable surgissent en séance, quand les outils de coach n'ont plus vraiment d'effets, il est bon de revenir aux sources vives du métier. 
Et parce qu'on aime partager nos travaux et nos avancées, Eva & moi créons un nouvel atelier singulier pour cette école de coaching et de la relation que dirige Christophe Peiffer au bord de la mer :  Equilibrio Mind Institut.

Deux jours à la croisée des chemins entre coaching & psychanalyse, les 6 et 7 mai à Grasse.
 

13
DéC 13

Brouillard - 2 degrés

À l'Agence Spatiale Européenne, bureaux de verre en rez-de-rue, il y a une femme sortie tout droit d'entre les pages d'un roman japonais. Elle a accroché une carte du ciel sur son mur de verre. Elle reste tard le soir. Son aire de repos du jour. Et quand le vigile a fini sa ronde, elle joue du violoncelle dans la pénombre.
Mais jamais aucune mélodie ne sort de son bocal. 

*

09
DéC 13

Régression initiatique

« Revenir sur les bancs de l'école, c'est retourner en un lieu familier de notre enfance, un lieu singulier qui ne nous a pas laissé indemne. Et plein d'empreintes originelles au fond : dans notre rapport au savoir et aux diplômes ; bons points et premiers prix. Et dans notre lien aux autres, au groupe 
Alors, ici, aujourd'hui, sur les bancs de cette université, il y a comme une régression implicite, une répétition initiatique. Initiatique si elle est détricotée et mise en conscience, élaborée, analysée.
Et mon envie ce soir, c'est de voyager avec vous sur ces sentiers-là. »

Ça, c'était vendredi soir : deuxième séance de supervision pour les étudiants du Master Coaching à Paris 2. Et ces quelques mots de moi, comme une mise en bouche.
« Mais non, ça n'a rien à voir ! » a aussitôt protesté celui-là ; et elle aussi et puis cet autre encore. « Nous sommes des adultes aujourd'hui ! » « Mais pourquoi faudrait-il revenir aux sources ? » 

C'est alors que soudain la jeune femme qui s'agitait là, à côté de moi, qui voulait protester elle aussi, mais à rebours de tout le brouhaha, cette jeune femme-là s'est levée ; en larmes. Et puis elle est sortie. Longtemps. Silence et inquiétude dans le groupe et puis tentative de recherche et désir de retrouvailles. En vain. Et quand elle est revenue, calino-thérapie. Soulagement d'un instant. Et c'est après alors que le voyage vers le drame d'avant et de longtemps a pu commencer. Cahin caha mais irrésistible.

 

29
NOV 13

L'étoffe dont les rêves se tissent

Tu entres dans mes rêves
par la porte du jardin.

*

- Dis, quand tu étais enfant ? 
- Oui ? 
- Tu avais des rêves toi ? 
- Oui, je voulais devenir berger
- … !?
- pour fuir le monde d'alors et d'après. 

*

23
NOV 13

A deux c'est mieux

Un duo de dirigeants dans le secteur de la finance, les deux fondateurs d'un cabinet de coaching, deux consultants et associés dans le conseil…
Ils aiment créer et diriger, intervenir ou accompagner en duo, et c'est pour ça qu'ils aiment aussi être accompagnés en duo. Au féminin-masculin et en bord de ciel.
Et comme cette manière-là d'accompagner est privilégiée mais pas secrète, il est temps de poser ici quelques lignes pour la partager.

02
NOV 13

De l'analyse en groupe

Des fois il me raconte des histoires de biches et de chevreuils dans les sous-bois et à l'orée des forêts. Et ça m'émerveille alors.
Il dit que les chevreuils sont des animaux délicats, contrairement aux cerfs ; ils cherchent les nourritures les plus fines, ils ne broutent pas indifféremment toutes les herbes… Ils sont les jardiniers de leur territoire.
C'est lui qui avait sonné très tôt un matin de l'hiver avec dans ses cheveux trois flocons de neige. Il avait traversé la tempête à vélo pour venir jusqu'ici.
Et là il me dit que lorsqu'
il découvre parfois, au cœur d'une parcelle, des châtaigniers blessés ou des charmes malades alors ça lui fait mal au fond. Mais il ajoute qu'il connaît bien et d'emblée les remèdes pour ces blessures et ces maux-là. Il est le médecin des forêts.

Mais il dit qu'il doit diriger ceux qui prennent soin de ces arbres-là et de toutes les parcelles autour des châteaux royaux, à des lieues de la ville monstre. Il sait bien aussi que vouloir diriger les forestiers c'est impossible. Pédagogie noire ou blanche, monitorat ou tutorat Il a déjà tout essayé.

26
OCT 13

Accompagnement compagnon

Vous glissez une, deux, trois pièces jaunes dans la machine. Vous choisissez Café en grains. Court. Sans sucre.
Silence. Vous attendez. Long silence. Mais rien ! Vraiment plus rien ne se passe.

C'est quand la machine à café ne donne plus de café qu'elle commence à exister !

Comme l'écho aussi, au 
cœur d'une montagne pourtant familière : vous criez et puis rien ne vient.

C'est ainsi que
Jean Marie von Kaenel, psychanalyste voisin et ami, aime évoquer "l'art de l'absence" en séance : cesser de donner au client le si familier qu'il vient chercher, qu'il attend, qu'il veut répéter. Car la répétition c'est mortel au fond.

C'était vendredi dernier à l'Atelier des Jardiniers, sur les chemins de rencontre entre psychanalyse contemporaine et coaching. Un atelier singulier imaginé avec Eva et pour des coachs qui, comme nous, aiment bien revenir aux sources : L'espace analytique en coaching.

Et c'est autour de son expérience de longtemps et avec les adulescents que Jean Marie von Kaenel a aimé tisser des liens vivants avec nous et entre nos métiers.
Ainsi ce n'est ni l'adolescent ni ses parents qui prennent en charge le coût des séances, mais l'institution ; comme en coaching d'entreprise au fond.
La durée est toujours limitée ici aussi ; après 21 ans la prise en charge n'est plus possible.
Et les adolescents ne s'allongent pas sur le divan.
Mais ce n'est pas en face à face que J-M von Kaenel accompagne chacun d'eux, c'est côte à côte. Sans l'encombrement des visages alors. Et le regard porté vers l'avant. Accompagnement compagnon.
Et cet accompagnement-là, c'est l'expérience du lien, nouveau, non endommagé. Avec les ingrédients précieux de l'analyse : les associations libres, le travail des rêves ou la rêverie éveillée, l'inconscient et l'inattendu, les voyages dans le temps...
Tous ces ingrédients accessibles aussi aux coachs qui prennent soin d'un travail en profondeur et en continu, par-delà l'école et la thérapie.


Jean Marie von Kaenel est aussi écrivain, alors il a aimé partager au cours de cette journée des instants de séance avec nous.
Extrait :