19
SEP 12

Poursuivi

Dans le Master 2 Coaching & Développement personnel en entreprise à l'université de Paris 2, quand j'anime la supervision en groupe, j'aime inverser les rôles : apporter un cas qui me chamboule ou me tarraude et puis être supervisé, un instant ou plus, par un, deux ou trois étudiants. A foison et à l'envi.
Et cette année, Amélie a aimé raconter 
dans son mémoire l'un de ces instants. Avec ses résonnances intimes, ses projections et ses histoires à elle.

 

27
AOU 12

A tous les étages

C'est de "La stratégie de la bienveillance" que ce dirigeant a acheté à ce coach-là. C'était d'abord pour son codir ; et puis, si ça marchait bien, pour tous les étages de l'entreprise.
Mais, malgré tous ses outils et ses conseils, tous ses efforts et son expérience, ça ne prend pas, ça ne marche pas, là !
Et même, pire qu'avant, ça hurle et ça s'entrechoque, ça tiraille et ça catche. Entre eux et contre lui.

13
MAI 12

Quand la vie tourne à l'envers

Vous arrivez ici essouflé. Normal, vous venez de gravir cent marches exactement et de tourner plus de quinze fois sur vous-même avec l'escalier de chêne. Et je vous acceuille avec ce qui vous semble une énigme : « Prenez soin de choisir la place que vous aimez ici. »
Vous plissez les yeux et m'observez en coin comme si vous cherchiez la réponse en moi. Vous regardez à l'entour, vous hésitez un long instant devant le sofa de velours.

04
FéV 12

Le singulier en vous

Vous voudriez que je découvre et que je nomme ce qui n'est pas banal en vous, ce que je perçois d'unique et singulier en vous. Ce serait peut-être alors une ressource précieuse sur la scène professionnelle, là-bas où ils semblent tous pareils, dans les conflits ou la torpeur.
Et ici vous attendez, vous restez en retrait, blottie tout au fond du fauteuil en cuir.
Ici comme là-bas peut-être ?

21
JAN 12

Sans préavis

Dans le huis clos de l'enfance, vous étiez l'objet du désir et du délit de l'autre. Longtemps, souvent. À demi-mots et plus. Tout ça est resté caché, secret.
Et depuis lors, ici et là, dans le théâtre de la vie et sur la scène professionnelle, votre manière de tisser des liens c'est de donner à voir ce qu'il y a de plus précieux en vous. C'est tout à la fois votre drogue et votre métier. 

15
JAN 12

De douceur et de laine

Ce soir, vous aimeriez que je vous guide pour retrouver ce que vous sentez parfois au fond de vous : une part secrète, une part étrange, si spontanée, si créative, mais qui là-bas, dans l'entreprise, se coince ou s'empêche toujours.
Alors moi, spontanément, j'aimerais bien vous emmener voyager dans le temps d'autrefois pour retrouver le moment où cette part de vous s'est peut-être coincée ou empêchée. 

« Mais c'est un coaching professionnel » me dites-vous, et vous ne voulez pas vraiment de ce voyage-là !

30
DéC 11

Désirs et tabous en supervision - Partie 2

Suite de la contribution intimiste et buisonnière pour cet ouvrage du peuple coach. Un grand livre qui se voulait comme un "guide du routard" pour randonner sur les chemins de l'accompagnement.
Alors, après les troubles de l'attachement avec Tristan, j'ai aimé choisir ici une danse en compagnie de Marianne. Le temps de dénouer un ruban de velours

 

27
DéC 11

Désirs et tabous en supervision - Partie 1

Quel étrange élan m'a donné l'envie d'accompagner ceux qui accompagnent ?!
Ce sont les premiers mots qui me sont venus pour une contribution toute personnelle à un ouvrage collectif : Le grand livre de la supervision, paru 
chez Eyrolles l'année dernière.
Ecrit à l'encre noire et à l'encre bleue, j'ai envie de partager ici ce voyage dans les coulisses de notre métier.

Résumé :
La supervision est une pratique de l'intime, un cheminement vers soi par le détour de l'autre ; aussi cet article nous invite-t-il à aller dans les coulisses de la supervision et à remonter aux sources du désir. Le désir du superviseur d'abord, avec ses parts d'ombre et son ego, ses failles et sa passion d'accompagner ceux qui accompagnent. Et puis, le désir et les peurs des coachs, tiraillés entre toute-puissance et fragilité, attirance et rejet, agressivité ou tendresse.
C'est à travers le récit de séances réelles, en groupe ou en face à face, que nous plongeons dans l'histoire et les blessures des coachs, dans les pensées secrètes et les limites du superviseur, dans l'émotion et la créativité qui surgissent de l'alliance et de la confrontation.
Les arrêts sur image et les apports didactiques éclairent les répétitions qui enferment et les jeux inédits qui libèrent. Des jeux en miroir de ce qui se crée aussi en séance entre le coach et son client. Ainsi la supervision est tout à la fois une chambre d'écho et un atelier de création entre artisans passionnés.

 

17
DéC 11

Trois pas de danse

À peine entré, désinvolte comme jamais, il glisse, glisse, là devant moi, sur le parquet. Et il s'élance. Un, deux, trois pas de danse.
Mais ça s'étouffe et ça s'arrête comme c'est venu. Et puis il se pose, désemparé, dans le fauteuil. Nos regards se croisent.
- C'est ce même élan inattendu, me dit-il, qui surgit parfois là-bas, côté boulot. Et côté cœur aussi. Et le même retrait hélas !
- Et du plus loin qu'il vous souvienne, c'était quand l'instant où l'élan de la vie s'est suspendu peut-être ?

24
NOV 11

On était ami

J'ai reçu il y a quelques semaines un courrier de Mathilde, une femme qui a été accompagnée en coaching professionnel. Et, en même temps, et en coulisses, s'est tissé avec son coach un lien d'attachement singulier. Le coaching fini, le contact s'est coupé, elle partage alors dans ses lignes sa souffrance et "l'impression d'abandon". Pour tenter de comprendre, elle m'interroge sur le cadre et les pratiques du peuple coach.
J'ai évoqué les jeux transférentiels qui se jouent de part et d'autre et qui, pour moi, sont aussi la matière du
"coaching professionnel".

Je publie ici, avec son accord, la lettre de Mathilde. J'ai changé le prénom et des éléments de contexte.
Et vous, qu'auriez-vous envie de répondre ?
 

13
OCT 11

Instants de la saison rousse

Une fois l'histoire de sa vie déposée là, une fois la nuit tombée, « c'est, dit-elle, de la faillite du corps et de la chair, de la dégringolade de l'âme, de l'effroi qui sourde au fond de moi, dont j'aimerais parler avec vous. »

*

Coach au talent vraiment singulier, elle a l'une des formes aiguës des troubles de l'attachement. Elle aime murmurer sa peine et puis elle lâche là, tout à trac : « Chaque séance me fait tant souffrir que j'ai parfois envie d'abandonner ce métier à jamais. »
« Et vous, ajoute-t-elle, ça vous prend aussi parfois cette mélancolie ? »

*


01
OCT 11

Séances de l'été indien

Dernière séance.
- Ce que j'aimais partager d'intime là, avec vous…
- Oui Emma ?
- Cela, d'une séance à l'autre, vous sembliez prendre soin de l'oublier, de le laisser au passé !
- Oui.
- Je sais bien que c'était votre manière à vous d'être présent à ce qui était présent, à ce qui allait peut-être surgir de nouveau, d'incréé… mais… mais alors c'était comme m'oublier moi !

*


28
SEP 11

Psychopathologie appliquée

Roland Brunner et Eva Matesanz co-animeront un atelier avancé, inédit et dédié aux coachs :

"Quand Pathos s'invite en coaching :
apprendre de la clinique analytique
"


Jeudi 20 octobre et vendredi 4 novembre 2011
 

Et je relaie avec bonheur l'invitation d'Eva pour ces deux journées.